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L'Alberta crée un comité chargé d'examiner l'impact des centres d'injection supervisée

Jason Luan debout au pupitre. Assis à la table â côté, il y a l'ancien chef de la police d'Edmonton, Rod Knecht, et la professeure Geri Bemister-Williams.

« Comme promis, nous allons de l'avant avec un examen des centres d'injection supervisée », a déclaré le ministre associé Jason Luan, en compagnie de l'ancien chef de la police d'Edmonton, Rod Knecht et de la professeure Geri Bemister-Williams.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Fuat Seker

Un groupe d'experts est chargé d'examiner les effets sociaux et économiques des sept centres d'injection supervisée de la province, a annoncé le ministre associé de la santé mentale et des dépendances, Jason Luan, lors d’une conférence de presse, lundi matin, à Calgary.

Le gouvernement a nommé l'ancien chef de la police d'Edmonton, Rod Knecht, au poste de président et la professeure Geri Iininaatoáákii Bemister-Williams, de la Nation Siksika, au poste de vice-présidente de ce groupe d'experts composé de huit membres. La mise en place de ce groupe fait partie de promesses de campagne des conservateurs.

L’objectif est de mener une « analyse socioéconomique » de l'impact des centres dans la province, notamment la manière dont ils touchent les communautés voisines.

Nous avons choisi un groupe d’experts pour écouter les Albertains, examiner les preuves et rendre compte de leurs conclusions, a déclaré Jason Luan

À compter de septembre, le comité rencontrera des Albertains dans chaque collectivité où dans laquelle il y a un centre d'injection supervisée en activité ou à venir, et examinera une variété de données, comme les taux de criminalité, la baisse des overdoses et les valeurs des propriétés résidentielles.

Des centres d'injection supervisée fonctionnent à Edmonton, à Calgary, à Lethbridge et à Grande Prairie, Red Deer hébergeant également un centre temporaire de prévention des surdoses.

Les avantages des centres d'injection supervisée et le rôle de ces services dans la communauté ne seront pas traités par le groupe d’experts.

Un comité décrié par le NPD

Le ministre associé Jason Luan a dévoilé la création d'un comité qui regroupe des défenseurs de l'approche discréditée, qui prône uniquement l'abstinence comme moyen de se guérir de sa dépendance et qui n'inclut pas de représentant des services de consommation supervisée, ni de voix pour la réduction des méfaits, selon les néo-démocrates, qui forment l'opposition officielle.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande à Jason Luan de laisser tomber son examen et d’étendre les services d'injection supervisée en Alberta.

L’opposition demande également à la Dre Deena Hinshaw, médecin hygiéniste en chef, à la fois responsable de la santé publique en Alberta et présidente de la Commission d’intervention en cas d’urgence contre les opioïdes du ministre, d’exprimer publiquement sa position sur les centres d'injection supervisée.

Les huit membres du comité :

  • Rob Knecht, président, ancien chef de la police d'Edmonton
  • Geri Bemister-Williams, vice-présidente, scientifique du comportement humain et professeure au Collège North Island
  • Dr Ray Baker, spécialisé dans la médecine du travail et les soins continus axés sur le rétablissement
  • Steve Cormack, ancien agent de la GRC
  • Dr Charl Els, psychiatre, spécialiste en toxicomanie et médecin du travail
  • Joan Hollihan, a perdu son fils âgé de 16 ans d'une surdose apparente de fentanyl
  • Paul Maxim, ancien professeur d'économie à l'Université Wilfrid Laurier
  • Dr Rob Tanguay, fondateur et directeur médical d'un programme ambulatoire de traitement postopératoire de la douleur

Alberta

Santé publique