•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arsenic : la santé publique fera une nouvelle étude de biosurveillance dans Notre-Dame

Un homme écoute la question d'un journaliste hors-champ lors d'un point de presse.

Daniel Proulx, coordonnateur de l’étude de biosurveillance auprès des enfants du quartier Notre-Dame (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

La Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue (DSPu) a confirmé ce matin son intention de mener une autre étude de biosurveillance dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda.

Cette fois-ci, l’étude concernera tous les citoyens âgés de neuf mois et plus et qui habitent dans le quartier Notre-Dame depuis plus de six mois. La DSPu mènera cette étude dès cet automne.

En juin 2020, ce sera au tour des enfants qui fréquentent le quartier, mais qui n’y résident pas, d’être l’objet d’une attention particulière.

Omobola Sobanjo, médecin spécialiste en santé publique à la Direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, s’attend à constater une exposition moins importante à l'arsenic chez les adultes. Parce que les enfants, c’est leur comportement et leur physiologie qui les rendent plus susceptibles d’être exposés, précise-t-elle.

Un plan d’action dévoilé

La Direction de santé publique indique que ces interventions font partie de son plan d'action pour faire face à cet enjeu de santé publique, un plan qui aurait été présenté récemment au comité consultatif de suivi de l'étude de biosurveillance.

Une campagne d’échantillonnage des sols a eu lieu au cours de l’été. Cette campagne visait plus spécifiquement les ruelles du quartier Notre-Dame, mais aussi les sols de toutes les écoles de la ville.

La DSPu espère aussi avoir un meilleur portrait des sources d’exposition à l’arsenic afin de recommander des interventions plus efficaces, en attendant une réduction plus importante des émissions d’arsenic par la Fonderie Horne. Il y a les contributions de sol, de poussière et de l’air ambiant, explique la Dre Sobanjo. On veut comprendre un peu plus la proportion de chaque voie d’exposition qui contribue à l’exposition du quartier Notre-Dame.

La DSPu a aussi demandé à la Fonderie Horne de Glencore d’abaisser le seuil pour qu’un sol soit restauré. Pour passer de 100 parties par million (ppm) à 30 ppm d’arsenic, précise-t-on dans le communiqué envoyé lundi matin aux médias. Cette mesure est justifiée par le fait que les enfants peuvent s’exposer à de l’arsenic en jouant avec la terre contaminée, notamment.

Un engagement de transparence

À la suite des critiques formulées par des citoyens lors du dévoilement de la première étude de biosurveillance ce printemps, la DSPu a décidé de revoir son approche.

La Dre Sobanjo explique que l’organisme a constaté que la stratégie de rétention de l’information a suscité du mécontentement. Les gens aimeraient mieux avoir les informations aussitôt que possible et nous, dorénavant, on va garder la population au courant de nos actions, conclut-elle.

Échéancier de la DSPu (source : CISSS-AT) :


Octobre 2019 :

  • Campagne auprès de tous les résidents du quartier Notre-Dame.

Printemps 2020 :

  • Communication des résultats aux participants;
  • Présentation aux membres du comité consultatif de suivi;
  • Communication à l’ensemble de la population de la ville.

Juin 2020 :

  • Campagne auprès des enfants qui fréquentent le quartier, mais n’y résident pas.

Automne 2020 :

  • Communication des résultats aux participants;
  • Présentation aux membres du comité consultatif de suivi;
  • Communication à l’ensemble de la population.

Été 2019 à été 2020 :

  • Échantillonnage de sols : quartier Notre-Dame et ruelles, écoles et parcs de Rouyn-Noranda, différents points répartis sur l’ensemble du périmètre urbain de la ville. (Pour la communication des résultats concernant les sols, la DSPu est tributaire des laboratoires qui réalisent les analyses.)

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique