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La transplantation d'un cœur de porc chez l'humain « possible d'ici trois ans »

Élevage de porc à la ferme Meloporc, à Saint-Thomas de Joliette, au Québec.

Élevage de porc à la ferme Meloporc, à Saint-Thomas de Joliette, au Québec.

Photo : Getty Images / SEBASTIEN ST-JEAN

Radio-Canada

Des cœurs de porcs comportant un petit morceau de matériel génétique ajouté, appelé microARN-199, pourraient être transplantés chez des humains dans un délai de trois ans. Il s'agirait d'une percée prometteuse pour les personnes vivant avec une maladie cardiaque et pour les millions d'autres souffrant d'hypertension artérielle.

Sir Terence English, pionnier de la transplantation cardiaque au Royaume-Uni, a déclaré au Sunday Telegraph que son équipe essaierait au préalable de remplacer un rein humain par un rein de porc, avant de se pencher sur la transplantation du cœur.

Si le résultat de la xénotransplantation – soit la transplantation d'un greffon où le donneur est d'une espèce biologique différente de celle du receveur – est satisfaisant pour l'humain avec les reins de porc, il est probable que le cœur soit utilisé chez l'humain d'ici quelques années [...]. Si ça marche avec un rein, ça marchera avec un cœur, a déclaré le médecin de 87 ans.

L'anatomie et la physiologie du cœur d'un porc sont similaires à celles d'un être humain et servent donc de modèles pour le développement de nouveaux traitements.

L'espoir d'un traitement efficace contre les crises cardiaques a été suscité en mai, après qu'une thérapie génique s'est révélée prometteuse chez les porcs.

MicroARN-199

L'infarctus du myocarde, causé par le blocage soudain de l'une des artères coronaires, est la principale cause de l'insuffisance cardiaque. À l'heure actuelle, lorsqu'un patient survit à une crise cardiaque, il se retrouve avec des dommages structurels permanents à son cœur.

Dans une nouvelle étude publiée dans la revue Nature, une équipe internationale de chercheurs a administré un petit morceau de matériel génétique, appelé microARN-199, au cœur de porcs ayant subi un infarctus. Le résultat est stupéfiant : au bout d'un mois, la fonction cardiaque s'est « presque complètement rétablie ».

On estime que 900 000 personnes au Royaume-Uni vivent avec une maladie cardiaque et que des millions d'autres souffrent d'hypertension artérielle, un autre facteur de risque de crise cardiaque.

Un traitement qui aide le cœur à se réparer, après une crise cardiaque, est le Saint-Graal pour les cardiologues. Cette étude démontre pour la première fois de façon convaincante que c'est faisable, et qu'il ne s'agit pas seulement d'un rêve chimérique.

Ajay Shah, président de la cardiologie de la British Heart Foundation

Des obstacles considérables subsistent cependant avant que la thérapie génétique puisse être testée sur des patients humains victimes d'une crise cardiaque.

La plupart des porcs traités sont morts après le traitement parce que le microARN-199 continuait à s'exprimer de façon incontrôlée.

Avec les informations de The Guardian

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