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Universités et cégeps au front contre les violences sexuelles

Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps du Québec, estime qu’il est important d’avoir des moyens variés pour lutter contre les violences sexuelles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les étudiants et les employés des cégeps et des universités du Québec devront désormais tous suivre une formation obligatoire sur la prévention des violences sexuelles dans les campus. Un peu plus d’une dizaine de jours nous séparent de la date limite pour se conformer à une loi votée en 2017 dans la foulée du mouvement #MoiAussi.

Le texte exige des établissements postsecondaires la mise en œuvre d'une politique en matière de lutte contre les violences sexuelles.

S’ils ne s’y conforment pas avant le 1er septembre, le ministre peut, aux frais de l'établissement, faire exécuter ces obligations par une personne qu'il désigne.

Le gouvernement doit veiller à l’application de cette loi, affirme le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Il va falloir que le ministre envoie un signal clair au niveau des standards minimaux requis partout au Québec, soutient Philippe Clément, président de la FECQ.

Comment ces formations seront-elles dispensées?

En entrevue à RDI, Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps du Québec, explique que la loi n’établit pas un protocole précis.

Après une réflexion avec les intervenants psychosociaux, on a conclu qu’il était important d’avoir des moyens variés, précise M. Tremblay.

Cela pourrait se décliner sous forme de formations en ligne, de kiosques, d'affiches, de semaines thématiques, de conférences, de témoignages […] de sorte qu’à la fin d’une session, tous en auront entendu parler.

Une femme dresse sa main devant son visage.

En plus du processus de plainte et des sanctions, il s’agit aussi de prévoir des services d'accueil et de soutien psychosocial.

Photo : iStock

Comment s’en assurer?

Pour Bernard Tremblay, chaque cégep a sa propre mesure ou sa propre façon d’évaluer.De toute façon, dit-il, la loi prévoit que l’on doit rendre compte au ministère.

Il cite l’exemple de certains établissements qui pourraient exiger une signature après remise de la politique pour s’assurer que chaque étudiant ou chaque membre du personnel a vraiment pris connaissance de ce qu’il ne doit pas faire .

Selon la loi, adoptée en décembre 2017, les établissements postsecondaires doivent désormais se doter d'une politique en matière de prévention de la violence sexuelle qui prévoit notamment un code de conduite, des mesures de sécurité, de prévention et de sensibilisation.

Des formations obligatoires pour les étudiants ainsi que le personnel de ces établissements figurent aussi sur la liste.

En plus du processus de plainte et des sanctions, il s’agit aussi de prévoir des services d'accueil et de soutien psychosocial.

Le cégep de Sherbrooke s'y prépare

Danielle Ferland. Directrice, Service des ressources humaines, Cégep de Sherbrooke.

Danielle Ferland estime que cette formation pourrait aider aussi bien le personnel que les étudiants.

Photo : Radio-Canada

Au cégep de Sherbrooke, la formation a déjà commencé pour le personnel de l’établissement. Il s’agit d’une formation de deux heures animée par une intervenante spécialisée. Les étudiants devront également se soumettre à une formation qui pourrait durer entre 30 et 45 minutes.

On sensibilise le personnel à bien détecter et à pouvoir intervenir et diriger peut-être les étudiants qui seraient aux prises avec ces problématiques.

Danielle Ferland, directrice, Service des ressources humaines, Cégep de Sherbrooke

Des étudiants rencontrés sur le campus, qui ne sont pas tous au courant de l’obligation de suivre cette formation, accueillent favorablement cette démarche.

Il y a la formation, mais il y a toutes les autres occasions d’en discuter, fait remarquer Mme Ferland. Ça va permettre aux étudiants entre eux d’avoir une prise de conscience sur leurs agissements.

Inconduite sexuelle

Société