•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des panneaux identifient ce qui pousse dans les champs de l’Î.-P.-É.

Un champ de soya à l'Île-du-Prince-Édouard.

L'une des cultures que l'on trouve à l'Île-du-Prince-Édouard, le soya.

Photo : CBC/Rick Gibbs

Radio-Canada

Les voyageurs qui se demandent ce qui pousse dans les terres agricoles qu’ils longent en voiture sont désormais bien servis, à l’Île-du-Prince-Édouard : une série de panneaux identifie les différentes cultures.

L’organismeFarm & Food Care P.E.I. est à l’origine de cette initiative. Il a voulu faire un peu d’éducation populaire, avec l'appui financier des gouvernements.

On veut que tous partagent notre fierté, puissent reconnaître les cultures et comprennent mieux le cheminement des aliments qu’ils consomment, de la ferme à l'assiette, affirme Santina Beaton, coordonnatrice de Farm & Food Care P.E.I.

L’organisme n’a eu aucune difficulté à recruter des fermiers pour participer à cette initiative. Trente-cinq panneaux ont été posés sur des terres agricoles aux quatre coins de la province.

Un champ d'orge, identifié par un panneau.

Un champ d'orge.

Photo : CBC/Rick Gibbs

Ils permettent aux voyageurs de reconnaître les plants de pommes de terre, une culture emblématique de l’Île-du-Prince-Édouard, mais aussi des champs d’orge, de soya et de moutarde, entre autres.

Les panneaux donnent aussi une adresse web où les gens peuvent se rendre pour en apprendre davantage sur ces cultures.

Ils pourront apprendre comment ces légumes sont plantés, à quel moment, quand ils sont récoltés et par quel moyen.

Santina Beaton, Farm & Food Care P.E.I.

Son organisme encourage les membres du public à photographier les panneaux et à les publier dans les médias sociaux.

La campagne, affirme Mme Beaton, s’adresse tout autant aux Prince-Édouardiens qu’aux touristes de l’extérieur.

Il y a de moins en moins de gens qui travaillent dans des fermes, de sorte que ce milieu est devenu étranger pour la plupart des gens, explique-t-elle.

Un champ de pommes de terre à l'Île-du-Prince-Édouard et le pont de la Confédération à l'horizon.

L'Île-du-Prince-Édouard est connue pour ses immenses champs de pommes de terre, mais on y trouve aussi des champs d'orge, de soya, de maïs, de pois et de sorgho fourrager , entre autres.

Photo : Getty Images / onepony

L’un des propriétaires des fermes Seal River de Cherry Valley, Ian Drake, renchérit. Souvent, les touristes ou même mes voisins longent nos champs et ne savent pas ce qui y pousse, dit-il.

Des panneaux leur apprennent désormais que l’entreprise cultive des pommes de terre, du maïs pour nourrir ses 400 bovins, de l’orge et d’autres grains.

Lorsque je contemple ce champ, j’y vois mes deux choses préférées : des steaks et de la bière. On donne de l’orge aux boeufs pour en tirer des steaks juteux et l’orge, bien sûr, sert aussi à faire de la bière!

Ian Drake, agriculteur

[Cette campagne] rendra les gens plus conscients de ce que nous faisons et des produits que nous cultivons, ici à l’Île-du-Prince-Édouard [...].

Un troupeau de boeufs dans un champ.

Les fermes Seal River font notamment pousser de l'orge et du maïs et du maïs pour nourrir leurs 400 bovins.

Photo : CBC/Nancy Russell

Les panneaux seront enlevés à la fin de la saison, mais réapparaîtront en plus grand nombre dès les semences, le printemps prochain.

Avec les informations de Nancy Russell, CBC

Île-du-Prince-Édouard

Agro-industrie