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Trop chère l'hydroélectricité pour les producteurs en serre?

Un kiosque de fruits qui contient des fraises et des bleuets du Québec.

La production en serre serait appelée à prendre de plus en plus d'importance dans l’agriculture nord-américaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La production en serre serait appelée à prendre de plus en plus d'importance dans l’agriculture nord-américaine. Des agriculteurs réclament donc de meilleurs tarifs auprès d'Hydro-Québec, ce qui leur permettrait de délaisser l'huile comme moyen de chauffage en hiver et de diminuer leur impact écologique.

Michel Deschenes, copropriétaire de la Ferme des Ormes à Pierreville, estime que produire en serre permet de mieux contrôler l’environnement. C'est plus facile de faire la production sans utilisation de pesticides parce qu'on est dans un milieu clos, explique-t-il.

Les producteurs n’ont d’autre choix que de se tourner vers un chauffage à l'huile, et ce, plusieurs mois par année. Et même si Hydro-Québec offre aux serriculteurs un tarif spécial de biénergie pour tenter de convaincre les agriculteurs de se tourner vers l'hydroélectricité, les principaux intéressés ne semblent pas être de bons candidats pour cette formule.

Un homme répond à des questions du journaliste

Michel Deschenes, copropriétaire de la Ferme des Ormes

Photo : Radio-Canada

Dans le calcul, Hydro-Québec semblait me dire que notre admissibilité au tarif biénergie ne serait pas vraiment intéressante.

Michel Deschenes, copropriétaire de la Ferme des Ormes

Un été qui coûte cher

C'est que les activités estivales de la Ferme des Ormes demandent beaucoup d'électricité, entre autres pour les réfrigérateurs du commerce. Les propriétaires dépassent donc la limite de consommation qui rendrait le programme avantageux.

Selon les calculs des producteurs en serre du Québec, le coût du chauffage en biénergie pour un producteur moyen revient environ à 13 sous du kilowattheure, plus élevé que le tarif résidentiel. Le président des Producteurs en serre du Québec, André Mousseaux, évalue que ce tarif devrait plutôt s’élever à trois sous.

Pour nous, le développement de notre secteur passe par l'électricité, dit-il. L'Ontario s'est développée grâce au gaz naturel abondant et disponible qui leur revient à près de la moitié de chez nous.

Hydro-Québec se défend

La société d’État, elle, réitère que ses prix sont compétitifs. Lorsqu'on parle de plus petites serres, et bien à ce moment-là, la tarification est un peu différente, affirme son porte-parole, Cendrix Bouchard.

C’est pourquoi d'ailleurs, il y a quelques années, ces options de photosynthèse, de tarif de biénergie, ont été mises de l'avant. Or, quand il y a des demandes comme ça, on les écoute, conclut-il.

D’après les informations de Pascale Langlois

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Mauricie et Centre du Québec

Agriculture