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Open Arms : l'Espagne nie tout accord avec l'Italie pour débarquer les migrants

Il est au large des côtes de l'île italienne de Lampedusa, le 17 août 2019.

Le navire de l'ONG espagnole Open Arms

Photo : AFP / ALESSANDRO SERRANO

Radio-Canada

Le gouvernement espagnol a nié lundi qu'il avait convenu d'un accord avec l'Italie concernant les 107 migrants bloqués en Méditerranée, tout en réaffirmant qu'il était prêt à les accueillir.

Le navire de sauvetage espagnol Open Arms a déclaré plus tôt que les deux pays semblaient avoir conclu une entente pour un débarquement sur l'île espagnole de Majorque, qualifiant cette décision d'« incompréhensible », compte tenu de la détérioration des conditions sur le navire et de la proximité avec l'île italienne de Lampedusa.

Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a toutefois réfuté l'existence de tout accord présumé avec l'Italie.

L'Espagne a réitéré du même souffle son offre d'accueillir le bateau. Dimanche, l'ONG a refusé de gagner un port espagnol, jugeant qu'entreprendre cette navigation mettrait « en danger l'intégrité et la sécurité des passagers secourus et de l'équipage ».

Open Arms a déclaré lundi que le débarquement à Majorque ajouterait trois jours de plus à une situation déjà difficile.

Depuis plus de deux semaines, les migrants sont laissés à la dérive au large des côtes italiennes, pris dans une lutte acharnée entre le ministre italien d'extrême droite, Matteo Salvini, et la réticence initiale de l'Union européenne à l'égard de l'immigration.

Si un accord a effectivement été conclu, il est essentiel que l'Italie et l'Espagne assument la responsabilité de veiller, en fournissant les moyens nécessaires, à ce que ces personnes débarquent finalement dans un port sûr, avait dit l'organisation plus tôt dans un communiqué.

« L’Italie viole la loi », accuse l'Espagne

Partisan d'une ligne dure contre les migrations, Matteo Salvini a accepté samedi de débarquer les malades ainsi que 27 mineurs non accompagnés.

Malgré un accord européen de prise en charge hors d'Italie de la totalité des migrants de l'Open Arms, il refuse de laisser le bateau accoster pour débarquer les autres.

Ce faisant, « l’Italie viole la loi », a déclaré la vice-présidente en exercice du gouvernement espagnol, Carmen Calvo, en entrevue à la radio Cadena Ser.

« Nous avons passé tout le week-end à parler avec le gouvernement italien, leur demandant une réponse », a-t-elle ajouté.

Un autre navire humanitaire, l'Océan Viking, affrété par SOS-Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), attend dans les eaux internationales, entre Malte et l'Italie, à la recherche d’un « port sûr » où débarquer les 356 migrants qu'il a secourus en Méditerranée.

« On espère qu'une solution va apparaître bientôt, car ça devient frustrant pour tout le monde, et même angoissant, de ne pas avoir de lieu sûr où jeter l'ancre », a déclaré Nicholas Romaniuk, coordinateur de recherche et de sauvetage pour SOS Méditerranée, dans une entrevue publiée lundi dans le quotidien Libération.

« Tout est entre les mains de politiciens en Europe alors que rien de tout cela n'est nouveau. »

Avec les informations de Reuters

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