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Maxime Bernier estime qu’un débat des chefs sans lui ne sera pas « un vrai débat »

Maxime Bernier estime qu'il est en droit de participer aux débats des chefs organisés dans le cadre de la campagne.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

Radio-Canada

Le fait, pour Maxime Bernier, de ne pas être invité à participer aux débats des chefs pendant la campagne électorale signifie l'exclusion du seul chef politique ayant vraiment quelque chose de différent à dire.

Cela ne sera pas un vrai débat, si je n'y suis pas, a-t-il déclaré dimanche. Cela ne sera qu'une discussion bidon portant sur leurs superficielles différences.

Il a ajouté que les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates, les verts et les bloquistes partageaient tous des opinions semblables sur plusieurs sujets comme l'immigration, les changements climatiques et le système de gestion de l'offre dans le secteur laitier.

S'adressant à des candidats et à des partisans au cours du premier grand rassemblement national du parti, à Gatineau, M. Bernier a accusé ses rivaux politiques, même les conservateurs, de défendre à des degrés divers des idées gauchistes.

Il a accusé les conservateurs – un parti auquel il a adhéré pendant plus d'une décennie – et les libéraux de s'incliner devant les groupes de pression. Son parti, a-t-il souligné, ne réalisera aucun sondage et mènera sa campagne en accord avec ses principes.

Pendant que les autres partis analysent des sondages et discutent avec des groupes témoins pour décider les éléments qu'ils défendront, tout en s'inclinant devant tous les groupes de pression, nous allons respecter nos principes.

Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Pour le moment, le Parti populaire ne répond pas à au moins deux critères de participation aux débats officiels de la prochaine campagne électorale.

La Commission des débats des chefs a indiqué qu'à ce moment-ci du cycle électoral, nous ne croyons pas que le Parti populaire du Canada ait une véritable possibilité d'élire plus d'un candidat à la prochaine élection fédérale.

La décision n'est toutefois pas finale. Le chef du PPC sera fixé le 16 septembre.

Le chef de parti souhaitant participer à un débat doit répondre à deux des trois critères suivants : avoir un député élu à titre de membre de son parti, soutenir des candidats dans au moins 90 % des circonscriptions, avoir obtenu au moins 4 % des suffrages lors des élections précédentes ou avoir des candidats ayant une véritable possibilité d'être élus à l'occasion des élections générales en cause, de l'avis du commissaire aux débats.

Le Parti populaire prévoit présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, mais M. Bernier a été élu à titre de conservateur.

Selon le commissaire David Johnston, l'ancien gouverneur général, le PPC n'a pas encore une possibilité réelle de faire élire plus d'un candidat au cours des prochaines élections fédérales.

Pour le Nouveau Parti démocratique, M. Bernier ne devrait pas avoir de lutrin sur les plateaux des deux grands débats.

C'est une pente glissante. On le voit en Europe avec le populisme de droite. M. Bernier va carrément dans ce sens-là et ce n'est vraiment pas le type de société qu'on veut au NPD.

Alexandre Boulerice, député NPD de la circonscription de Rosemont—La Petite-Patrie

Les autres chefs des partis représentés à la Chambre des communes participeront aux débats qui se dérouleront les 7 et 10 octobre selon des critères établis par le gouvernement fédéral.

M. Bernier s'est dit convaincu que le commissaire des débats des chefs changera d'avis et lui permettra de rejoindre les autres pendant les débats.

Il a dit vouloir viser la victoire en octobre, mais il a laissé entendre qu'il serait bien heureux d'avoir assez de députés pour pouvoir exercer des pressions sur le prochain parti appelé à former le gouvernement.

Si on ne gagne pas, et notre but est de gagner, le pire scénario serait de détenir la balance du pouvoir, a ajouté M. Bernier, qui a écarté l'idée d'une fusion avec le Parti conservateur. L'actuel député de Beauce refuse de dire ce qu'il adviendrait de son parti s'il ne l'emportait pas.

Il a également tenté de galvaniser ses troupes en assurant que son parti est celui dont la croissance est la plus rapide dans toute l'histoire canadienne.

Pourtant, dans les intentions de vote, la formation politique ne récolte pour le moment que 3 % des voix. Les militants ne se découragent pas pour autant et estiment que le seul vote qui compte est celui du jour J.

Avec des informations de Madeleine Blais-Morin

Avec les informations de La Presse canadienne

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