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Des citoyens de Shefford mobilisés contre le remplacement d’une ligne électrique

Ligne électrique sur des poteaux en bois.

Des résidents de Shefford craignent que la ligne sur poteau de bois soit remplacée par des pylônes deux fois plus hauts.

Photo : Radio-Canada / Laurent Ulrich

Radio-Canada

Un groupe de citoyens de Shefford est inquiet face aux intentions d'Hydro-Québec de reconstruire une ligne électrique.

La société d’État souhaite remplacer les poteaux de bois qui sont désuets par des pylônes afin d’ajouter de la puissance dans le réseau entre le poste Cleveland à Granby et celui de Waterloo.

Le comité de citoyens du quartier Tournesol-Gauvin-Laurence craint que ces nouvelles infrastructures ne défigurent le paysage bucolique qui les entoure.

Pour nous, ils démolissent tout. Les gens sont habitués à ce paysage-là, ils ont acheté pour ça.

Yves Gosselin, résident de Shefford

Ces pylônes qui mesurent entre 26 et 38 mètres de hauteur surplomberaient les arbres, contrairement aux poteaux de bois qui sont actuellement cachés par le couvert végétal.

Des citoyens de Shefford mobilisés contre le remplacement d’une ligne électrique

Les résidents redoutent aussi que ces pylônes fassent fondre l'évaluation foncière de leurs résidences. C’est pourquoi ils ont fait part de deux propositions à Hydro-Québec, soit de trouver un autre tracé ou d’enfouir les lignes.

La solution, si la ligne doit passer dans notre quartier, c’est d’enfouir la ligne souterraine entre la route 241 et la rue Laurence, [sur] environ un ou deux kilomètres pour enlever l’effet négatif sur le quartier.

Martin Chartrand, résident

L’enfouissement de la ligne qui permettrait de répondre aux préoccupations des citoyens n’est pas envisagé par Hydro-Québec. Les coûts de l’opération, qui sont de quatre à dix fois plus élevés, ainsi que la vulnérabilité accrue d’une ligne souterraine, expliquent pourquoi cette option a été écartée pour l’instant.

Une maison en bois sur une colline.

Les paysages de Shefford sont menacés par la reconstruction d'une ligne électrique, croient des résidents du secteur.

Photo : Radio-Canada / Laurent Ulrich

Besoins en croissance

Selon Hydro-Québec, les besoins en électricité croissants dans la région justifient le remplacement de la ligne par une infrastructure plus puissante.

À chaque fois qu’on branche un grille-pain sur le réseau en Estrie, ça ajoute une pression additionnelle sur ce réseau-là qui est de plus en plus insoutenable, alors il faut absolument agir rapidement

Maxence Huard-Lefevbre, porte-parole d'Hydro-Québec

La société d’État explique que la ligne, qui a une durée de vie de 100 ans, doit être reconstruite en prenant en considération les besoins futurs dans le secteur.

« Ce n’est pas une ligne pour le secteur des cryptomonnaies »

Hydro-Québec se défend de vouloir reconstruire cette ligne pour alimenter le secteur des cryptomonnaies.

Maxence Huard-Lefebvre rappelle qu’un moratoire est toujours en vigueur dans ce secteur d’activité et que même lorsque des projets d’usine de cryptomonnaie seront autorisés, les promoteurs de ces projets devront assumer les coûts des infrastructures nécessaires pour répondre à leurs besoins énergétiques.

Consultations en cours

Le maire de Shefford, Éric Chagnon, est préoccupé par la situation. Il affirme que la balle est maintenant dans le camp d’Hydro-Québec qui doit répondre aux inquiétudes des résidents.

Le projet dans son état actuel n’est pas satisfaisant pour la majorité des gens, donc on a laissé la chance à Hydro de nous présenter quelque chose.

Éric Chagnon, maire de Shefford

Les citoyens ont encore la possibilité d’exprimer leurs préoccupations au sujet du projet, puisque Hydro-Québec demeure en période de consultation jusqu’au 23 août.

Selon le maire, une nouvelle proposition pourrait être faite aux résidents en septembre.

Le porte-parole d'Hydro-Québec indique toutefois que le tracé final ne sera pas connu avant 2020.

D'après les informations de Jean Arel

Estrie

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