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Une famille veut ramener une proche envoyée en Europe durant la rafle des années 60

Une femme photographiée de près en compagnie de deux enfants.

Les proches saskatchewanais de Kimberly Lee Ann Settee Jones espèrent pouvoir lui faire visiter leur coin de pays plus de 50 ans après son départ pour l'Europe.

Photo : Fournie par Erin Parenteau

Radio-Canada

Plus de 50 ans après que Kimberly Lee Ann Settee Jones a été emmenée par sa famille adoptive vers le pays de Galles durant la rafle des années 1960, sa nièce, Erin Parenteau, tente de la retrouver.

À l’époque, dit Mme Parenteau, la mère de sa tante avait un bon soutien de sa famille élargie, mais les travailleurs sociaux des environs de Prince Albert, en Saskatchewan, ont jugé que l’absence de son conjoint à cause du travail forestier la rendait inapte à garder sa fille.

Mme Settee Jones a donc été confiée en adoption par un couple de Gallois, travaillant alors à Big River avant de retourner en Europe.

Tout en soulignant l’amour et l’attention portés par les parents adoptifs de sa tante, Erin Parenteau soutient que celle-ci s’est retrouvée coupée de sa famille biologique et de sa culture autochtone.

L’ADN à la rescousse

L’abîme séparant Mme Settee Jones de sa famille s’est toutefois largement rétréci à la suite d’une batterie de tests d’ADN et de messages laissés sur les réseaux sociaux l’an dernier.

Par ses recherches, une proche de Mme Parenteau a retrouvé la disparue et communiqué avec elle. En apprenant que la personne trouvée lors des recherches était bien Kimberly Lee Ann Settee Jones, « je me suis effondrée et j’ai dit: “c’est ma tante!” » confie Mme Parenteau.

La famille espère maintenant pouvoir emmener Mme Settee Jones en Saskatchewan pour l’aider à retrouver ses racines.

Certains veulent lui faire vivre les cérémonies traditionnelles de sa Première Nation, d’autres veulent lui proposer l’expérience de la tente de sudation. D’autres encore veulent l’amener à la chasse et à la pêche.

« On l’aime et elle nous manque », s’exclame Erin Parenteau.

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