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L’instabilité à Hong Kong trouve écho dans l’Ouest canadien

Une femme brandissant un drapeau chinois crie vers un autre manifestant dans une foule.

Les deux groupes de manifestants criaient leurs slogans les uns contre les autres pour tenter de faire valoir leurs points de vue.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Radio-Canada

Des dizaines de manifestants pro-Hong Kong et pro-Pékin ont nécessité l’intervention de la police à Vancouver et Calgary afin de refroidir les esprits échauffés.

Une activité en soutien aux manifestants de Hong Kong s’est transformée en confrontation verbale lorsqu’un groupe de partisans de la position chinoise est venu l’interrompre dans le quartier Crescent Heights de Calgary.

La situation tendue a poussé la police de Calgary à s’interposer entre les deux camps.

Aux cris de « libérez Hong Kong » des uns s’opposait l’acclamation « Hong Kong, c’est la Chine » des autres.

Des manifestants brandissent des pancartes.

Les manifestants pro-Hong Kong portaient des pancartes demandant au Canada d'intervenir.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Pour Ken Tang, l’un des membres du groupe Friends of Hong Kong Calgary, la confrontation était prévisible.

Il cite notamment des contre-manifestations survenues en différentes régions du monde, dont le Canada et l’Australie, où la police a dû intervenir pour maintenir le calme.

Il accuse le gouvernement chinois d’être à l’origine des contre-manifestations comme celle à laquelle son groupe fait face à Calgary.

Il espère que le gouvernement canadien intervienne en s’exprimant « pour les droits de la personne et contre la brutalité policière » à Hong Kong.

Dans un îlot de drapeaux chinois brandis par les contre-manifestants, Sarah Zhang a choisi de s’opposer aux revendications des partisans des Hongkongais pour « appuyer l’ensemble de la Chine ».

Selon elle, « le point de vue proposé au public est très partisan et unidirectionnel » et nuit « à l’image de la Chine et des Chinois vivant au Canada ».

La police resserre ses rangs à Vancouver

À Vancouver, la police la augmenté sa présence aux abords de l’hôtel de ville et de la station Broadway-City Hall du SkyTrain afin d’éviter des affrontements entre les manifestants pro-Hong Kong et pro-Pékin.

Les partisans des manifestants de Hong Kong s’étaient vêtus de noir, certains portant des masques à gaz, faisaient face aux membres du groupe favorable à la politique de la Chine continentale, tous vêtus en rouge et brandissant des drapeaux chinois.

Un homme en pointe un autre devant une foule aux couleurs du drapeau chinois.

La police de Vancouver a renforcé sa présence à proximité aux environs de l'hôtel de ville pour refroidir les esprits échauffés.

Photo : Radio-Canada / Jon Hernandez

Entre ces deux clans, une file de policiers tentaient de libérer un espace nécessaire et sécuritaire pour permettre aux passants d’accéder aux transports en commun.

Pour Alex Cheung, l’un des organisateurs du clan pro-Hong Kong espère attirer l’attention des Canadiens. « Nous espérons que le monde sache ce qui se passe [à Hong Kong]. C’est terrifiant pour le demi-million de Canadiens qui vivent à Hong Kong », soutient-il.

Selon lui, la présence policière s’explique par des menaces formulées contre son mouvement sur les réseaux sociaux.

Adam Chan, lui, craint pour les membres de sa famille qui vivent toujours à Hong Kong. « Je suis enragé, mais mes émotions ne suffisent pas. Il faut rester calme et observer. Un État démocratique perd sa liberté sous nos yeux », explique-t-il.

À l’opposé, Leo You dit vouloir « soutenir [son] peuple, [sa] Chine » et affirme son « amour pour Hong Kong », drapeau chinois en main, sous son chandail rouge.

Une autre manifestante pro-Pékin soutient qu’elle appuie la loi permettant l’extradition de Hongkongais vers la Chine continentale, qu’elle dit être juste.

Malgré la tension et la vocifération de slogans de part et d’autre, la police ne rapporte aucun incident.

Avec les informations de Vincent Bonnay, Jon Hernandez et Michelle Ghoussoub

Alberta

Politique internationale