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Chants, danses et couleurs animent le pow-wow des jeunes à Uashat mak Mani-Utenam

Un tout-petit habillé de sa tenue traditionnelle

Même les plus petits ont participé au pow-wow à Uashat mak Mani-Utenam

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le pow-wow des jeunes de Uashat mak Mani-Utenam se déroule en fin de semaine sur le site du festival Innu Nikamu. Cette grande célébration, qui n'est pas traditionnellement associée à la culture innue, demeure un symbole fort du partage entre les communautés autochtones.

De nombreux danseurs sont sur place pour ces deux jours de cérémonie, qui se déroule pour une deuxième fois à Mani-Utenam.

Elle accorde une entrevue à Radio-Canada.

Laura Crépeau-Vollant

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

À 14 ans, Laura Crépeau-Vollant a déjà beaucoup voyagé pour participer à des pow-wow.

Je suis allée à Albuquerque, Wendake, Wemotaci... un peu partout, indique-t-elle.

Le rouge et le noir dominent sur son regalia.

Un danseur en pleine action

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Sa mère, Élyse Vollant, est l'une des organisatrices du pow-wow de Uashat mak Mani-Utenam.

Ça coûte des sous pour aller dans un pow-wow. Puis on voyait qu'il y avait des parents qui avaient de la misère à partir en voyage avec leurs enfants. Alors on s'est dit : pourquoi ne pas amener le pow-wow ici?, explique Mme Vollant.

Elle porte des lunettes fumées et un chandail rouge.

Élyse Vollant

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le pow-wow n'est pas coutume dans la culture innue. Par sa nature, cependant, cette célébration est une occasion de partage et d'échanges culturels, explique Stéphane Mapachee, un danseur compétitif venu de Pikogan, en Abitibi.

Il accorde une entrevue vêtu de son regalia

Stéphane Mapachee

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

C'est un partage en fait, les pow-wow. On partage nos couleurs, on partage nos chants, on partage nos danses. Alors c'est une forme de partage qu'on propage à travers l'Amérique du Nord.

Stéphane Mapachee, danseur de Pikogan

À travers cette nouvelle pratique, la culture innue est tout de même mise de l'avant, explique Élyse Vollant. Ça vient de l'Ouest, mais c'est comme arrivé un peu partout au Québec maintenant.

De jeunes Autochtones encerclent un grand tambour sur lequel ils frappent

Le pow-wow se poursuit jusqu'à dimanche.

Photo : Radio-Canada

On invite toujours un aîné à venir jouer le tambour innu. C'est important que les jeunes n'oublient pas que nous, ce n'est pas le gros tambour, c'est le petit tambour, il faut qu'ils dansent la danse innue, le makusham, ajoute-t-elle.

Le pow-wow des jeunes de Uashat mak Mani-Utenam se poursuit dimanche.

Chaque danseur a un regalia différent.

La danse au pow-wow est un moment de rassemblement et de célébration de la culture autochtone.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

Côte-Nord

Autochtones