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La dynamophilie, un sport méconnu en pleine expansion

Un homme couché sur un banc soulève des poids, aidé par deux autres hommes.

Le développé couché est l'une des épreuves de la dynamophilie.

Photo : Rosalie Dumais-Beaulieu

Rosalie Dumais-Beaulieu

Le championnat canadien central de dynamophilie se déroule à l'hôtel Delta de Jonquière pendant toute la fin de semaine. Au total, 135 athlètes de l'Ontario et du Québec s'y sont déplacés pour l'occasion.

La dynamophilie regroupe les épreuves de flexion sur jambes, de développé couché et de soulevé de terre.

Ces épreuves bien spécifiques à la dynamophilie s'exécutent avec force pure, rapidité et concentration.

Pour Yohann Savinsky, qui pratique ce sport depuis quatre ans, c'est l’entraînement qui lui apporte la discipline et le dépassement de soi dont il avait besoin.

Les charges qu’on va lever à chaque entraînement sont très calculées selon notre type de système nerveux. Il faut qu’on soit à notre meilleur pour le jour J de la compétition, explique-t-il.

C’est des calculs, des graphiques… c’est plus que juste lever des poids

Yohann Savinsky, dynamophile
Un homme soulève une barre avec des poids aux extrémités.

Le soulevé de terre est l'une des trois épreuves de la dynamophilie.

Photo : Rosalie Dumais-Beaulieu

Plus populaire que jamais

Le nombre d’adeptes a explosé au cours de la dernière année, ce qui resserre les critères de sélection au championnat, surtout chez les femmes.

J'attribue ça à la poussée du CrossFit, qui est un sport qui a attiré énormément les femmes, c'est un mouvement qui favorise l'entraînement pour tous les sexes et c'est vraiment un sport inclusif, avance le président de la Fédération de dynamophilie du Québec, Joël Boulianne.

Sept athlètes régionaux participent au championnat de cette fin de semaine. Cassandra Wuerth, une militaire ontarienne établie à Bagotville, s’est particulièrement démarquée.

C’est l’occasion pour nous les filles de démontrer que nous aussi nous sommes fortes, nous sommes capables de soulever des poids et de surmonter des défis, croit-elle.

Pour se préparer, les athlètes consacrent en moyenne quatre entraînements de quatre heures par semaine. En dehors du gym, le sommeil et l'alimentation font aussi l'objet d'une attention particulière.

Les athlètes qui se qualifieront cette fin de semaine iront au championnat provincial, en vue de participer au championnat canadien qui se tiendra au Manitoba en mars 2020.

Saguenay–Lac-St-Jean

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