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Les rassemblements de Portland se sont déroulés sans incident

Au milieu de la foule, une manifestante tient une pancarte sur laquelle on peut lire : « Le suprémacisme blanc est du terrorisme ».

Des groupes d'extrême gauche ont organisé une contre-manifestation, à laquelle se sont joints de nombreux habitants protestant contre la présence de mouvements ultranationalistes dans leur ville.

Photo : Associated Press / Noah Berger

Agence France-Presse
Mis à jour le 

Aucun incident majeur n'avait été signalé samedi après-midi à Portland, dans l’ouest des États-Unis, lors d'un rassemblement d'extrême droite et d'une contre-manifestation d'extrême gauche qui faisait craindre des heurts violents.

Les autorités ont fait état d'au moins treize interpellations. Au moins quatre personnes ont été traitées pour des blessures légères, a indiqué la police de Portland sur Twitter.

Après la dispersion des rassemblements à la mi-journée, de petits groupes d'extrémistes des deux bords ont échangé des quolibets et quelques coups accompagnés de gaz au poivre, selon plusieurs témoignages.

On surveille Portland de très près. On espère que le maire pourra bien faire son travail, avait tweeté plus tôt le président américain Donald Trump.

Sérieuse réflexion engagée sur la possibilité de désigner les ANTIFA comme une organisation terroriste, a ajouté, sans plus de précisions, le président républicain à propos des groupes radicaux d'extrême gauche se réclamant de « l'antifascisme ».

Des hommes traversent un pont à pied se tenant par les épaules et brandissant un drapeau américain.

Plusieurs groupes d'extrême droite ont convoqué un rassemblement, à Portland, bastion progressiste de la côte ouest-américaine.

Photo : Associated Press / Noah Berger

Plusieurs organisations d'extrême droite avaient appelé à un rassemblement samedi dans la plus grande ville de l'État d'Oregon, bastion progressiste de la côte ouest américaine.

Leur mot d'ordre était de « mettre fin au terrorisme intérieur », en référence aux groupes radicaux d'extrême gauche avec lesquels ils se sont déjà physiquement affrontés ces derniers mois à Portland.

Des groupes d'extrême gauche, comme le Rose City Antifa, considéré comme le plus ancien groupe antifasciste du pays, ont organisé une contre-manifestation, à laquelle se sont joints de nombreux habitants protestant contre la présence de mouvements ultranationalistes dans leur ville.

Ces événements, non autorisés, ont rassemblé de part et d'autre « plusieurs centaines de personnes dans le centre-ville », selon la police de Portland.

Des policiers armés debout sur une plateforme autour d'un véhicule qui roule sur la route.

Des policiers antiémeutes lourdement équipés et maniant de longues matraques étaient sur les lieux des rassemblements.

Photo : Associated Press / Noah Berger

Accès au pont et rues fermés, policiers antiémeutes lourdement équipés et maniant de longues matraques, agents à vélo sillonnant les rues, bateaux sur la rivière Willamette divisant la ville : les forces de l'ordre ont déployé d'importants moyens pour s'interposer entre les deux groupes et empêcher les affrontements tout au long de la journée.

D'un côté, on trouvait des drapeaux américains brandis par un mélange de militants d'extrême droite comme les Proud Boys, considérés comme racistes par certains experts, et de partisans plus classiques de Donald Trump, souvent coiffés de casquettes rouges « Make America Great Again », le slogan de M. Trump lors de la campagne présidentielle de 2016.

De l'autre, on retrouvait une troupe hétéroclite de jeunes au visage parfois masqué, entièrement vêtus de noir, côtoyant de simples habitants de Portland, pour certains déguisés en licorne ou en banane.

En début de journée, la police avait indiqué avoir saisi du répulsif à ours, des boucliers artisanaux, des bâtons et même des tringles à rideaux.

Le maire démocrate de la ville, Ted Wheeler, a promis une tolérance zéro face à d'éventuels actes de vandalisme ou de violence.

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