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Armes à feu : Québec a atteint le « maximum des assouplissements »

Gros plan sur des fusils de chasse.

Le gouvernement du Québec veut faciliter l'enregistrement des armes à feu pour éviter que le registre ne soit boudé par les propriétaires.

Photo : CBC/Gary Solilak

Radio-Canada

À l'aube des consultations publiques sur le projet de loi 25, qui vise à faciliter l'immatriculation des armes à feu, Boufeldja Benabdallah, de la Grande mosquée de Québec, demande au gouvernement Legault de résister à d'éventuelles pressions pour assouplir encore davantage la législation.

La Loi sur l'immatriculation des armes à feu est entrée en vigueur le 29 janvier 2018. À pareille date en 2019, tous les propriétaires d'armes à feu devaient avoir enregistré leurs possessions au registre québécois.

Or, à peine 25 % des armes avaient été immatriculées à ce moment, plaçant le gouvernement québécois dans un dilemme.

Devant le faible taux d'adhésion des propriétaires, certains préférant tout simplement boycotter le registre, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a penché pour des assouplissements. Ils ont été imbriqués dans le projet de loi 25, déposé en mai.

Québec veut notamment éliminer l'obligation de fournir la longueur du canon. Seul un numéro de série sera nécessaire pour l'enregistrement.

Boufeldja Benabdallah, cofondateur et président du Centre culturel islamique de Québec, sera très attentif aux discussions qui auront cours mardi et mercredi.

Celui qui milite pour plus de contrôle des armes à feu depuis la tuerie à la Grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017, qui a fait six morts et plusieurs blessés graves, croit que l'élastique a été étiré jusqu'au bout.

On est au maximum des assouplissements, sans quoi [la loi] sera inutile , a-t-il indiqué. On veut que la loi qui a été adoptée soit mise en application de A à Z. M. Benabdallah estime qu'il est temps que l'État québécois émette des constats d'infraction aux propriétaires récalcitrants.

Nous ne sommes ni contre les chasseurs ni les gens qui font du tir sportif, mais on veut que les armes qui circulent soient enregistrées.

Boufeldja Benabdallah

M. Benabdallah ne déposera pas de nouveau mémoire, même s'il espère qu'une vérification des antécédents des troubles de santé mentale s'ajoute à la législation.

Argent gaspillé

Chez les opposants au registre, le message demeure le même : la création de l'inventaire québécois est inutile et un gaspillage de fonds publics.

C’est une mauvaise loi, une loi qui n’aurait jamais dû voir le jour, a rétorqué Guy Morin par la voie de son blogue, en réaction aux propos de Boufeldja Benabdallah.

Même son de cloche du côté de Marc Renaud, de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, qui ne lâchera pas le morceau. On croit qu'en continuant les pressions, [on réussira] à démontrer que l'argent est mal investi,, a-t-il dit.

La commission des institutions se penchera sur le projet de loi 25 mardi et mercredi. Les députés membres de la commission entendront le Comité conjoint de chasse, de pêche et de piégeage, PolySeSouvient, la Fédération des pourvoiries du Québec, le Syndicat des agents et de protection de la faune du Québec, la Coalition pour le contrôle des armes et le Grand conseil des cris.

Avec des informations de La Presse canadienne

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