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Hockey olympique féminin : des Canadiennes aident à créer une équipe libanaise

Des joueuses de hockey posent sur une patinoire.

Le liban recrute en Amérique du Nord et l'âge n'est pas un critère. Ces joueuses ont entre 15 et 32 ans.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un groupe de jeunes femmes comprenant des Canadiennes tente d’aider à former une équipe libanaise en participant à un camp de sélection pour la première équipe féminine de ce pays du Moyen-Orient.

Plus de 24 joueuses du Canada, des États-Unis et du Mexique sont venues à Ottawa cette fin de semaine, à leurs frais, pour participer à un camp de sélection en vue de se joindre à l’équipe.

L’équipe du Liban recrute en Amérique du Nord parce que le pays ne dispose ni d’un assez large bassin de joueuses ni même d’une patinoire aux dimensions réglementaires.

L’équipe est essentiellement administrée par des Nord-Américains d’origine libanaise, bien qu’elle dispose du soutien du gouvernement libanais. L’entraîneur Ralph Melki est de Montréal, alors que la directrice Sally Tarabah est de Philadelphie.

Le critère principal pour faire partie de l’équipe est que la joueuse doit avoir du sang libanais du côté paternel, a expliqué Mme Tarabah.

Sally Tarabah sourit pour la caméra près d'une patinoire.

Sally Tarabah, 35 ans, est la directrice de l'équipe nationale féminine libanaise.

Photo : Radio-Canada / Judy Trinh

Chaque personne qui participe a des origines libanaises. La loi libanaise veut que la citoyenneté soit accordée par la filiation paternelle, soit le père, le grand-père ou l’arrière-grand-père, a-t-elle dit.

Le camp de sélection au complexe récréatif Bob MacQuarrie dans l’est du quartier Orléans représente l’apogée d’une période de sélection qui s’est étendue sur plusieurs mois.

La plus jeune joueuse à solliciter une place au sein de l’équipe est âgée de 15 ans, alors que la joueuse la plus âgée a 36 ans.

Je veux briser des barrières pour les femmes d’origines moyen-orientales dans les sports. Même si le hockey sur glace n’est pas très populaire à la maison, les femmes libanaises peuvent tout de même pratiquer le sport, a dit Nisrene Darwiche, 16 ans, qui espère se tailler une place dans l’équipe.

L’adolescente, née au Canada, espère donner l’exemple aux jeunes filles du Liban.

Talents diversifiés

Les organisateurs n’ont pas établi de balises particulières en termes de talent ou de niveau de jeu, ne connaissant pas ce que serait l’engouement des joueuses pour participer à l’équipe.

L’entraîneur Ralph Melki, qui souhaite former une équipe qui pourra participer aux Jeux olympiques, a indiqué avoir été surpris par la qualité du jeu des hockeyeuses.

Il y a des filles qui viennent de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) [Association nationale d’athlétisme collégial], donc c’est un bon calibre, a-t-il dit. Ensuite, il y a des joueuses qui pratiquent le sport par plaisir et d’autres qui ont joué par le passé, mais pour qui la passion est toujours là.

Des joueuses de hockey sur une patinoire écoutant des entraîneurs.

Deux douzaines de femmes de partout en Amérique du Nord participent au camp de sélection, dont six Ottaviennes.

Photo : Radio-Canada

Suelana Taha, âgée de 32 ans, a commencé à jouer au hockey il y a trois ans. Celle qui travaille à l’hôpital pour enfants d’Ottawa, le CHEO, croit qu’elle pourrait faire partie de l’histoire.

Nous sommes la première équipe à essayer quelque chose du genre, alors je pourrai dire à mes petits-enfants que j’étais cool à un certain point dans ma vie, a-t-elle dit.

La mouture finale de l’équipe sera décidée au cours de la fin de semaine, mais la certification de l’équipe libanaise auprès de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), elle, prendra du temps.

Avant d’être admissible à participer aux Jeux olympiques, les organisateurs devront recueillir des fonds pour la construction d’un aréna d’au moins 500 places avec une patinoire de dimensions internationales.

D'après les informations de Judy Trinh de CBC

Ottawa-Gatineau

Hockey féminin