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Les rumeurs d'éviction inquiètent des itinérants qui campent dans le parc Oppenheimer

Un femme dans un parc où se trouve derrière elle des tentes.

Suzie Hall croit que l'éviction des quelque 200 campeurs du parc Oppenheimer entraînerait davantage de violence dans les environs.

Photo : Radio-Canada / Valérie Gamache

Radio-Canada

Suzie Hall s’inquiète des rumeurs entourant une éventuelle éviction des itinérants occupant le parc Oppenheimer.

La Québécoise d'origine habite les rues de Vancouver depuis plus de huit ans. Elle aimerait bien obtenir un logement subventionné, mais les besoins sont si criants dans la région qu'elle se retrouve dans un campement du quartier notoire du Downtown Eastside, où plus de 220 tentes ont été dénombrées jeudi.

La situation est déjà très compliquée , évincer les itinérants qui y logent ne ferait qu’empirer les choses, croit-elle.

Je ne pense pas que c’est la meilleure des solutions.

Suzie Hall, occupante temporaire du parc Oppenheimer

Problèmes de sécurité

Des tentes dans un parc.

Suzie Hall reconnait ne pas toujours se sentir en sécurité dans le campement Oppenheimer en raison de la violence qui y règne parfois.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

La police a émis un avertissement de sécurité publique notant une nette augmentation du nombre de crimes violents près du parc. Suzie Hall reconnaît qu'elle ne s'y sent pas toujours en sécurité. Je ne suggère à personne de venir ici parce qu'il y a beaucoup de problèmes, dit-elle.

Elle croit cependant que les délits augmenteraient dans les environs si ceux qui ont élu domicile dans le parc avaient à le quitter.

Je pense que c’est important d’avoir [le parc], sinon il y aurait encore plus de violence.

Suzie Hall, occupante temporaire du parc Oppenheimer

Un avis que partage le défenseur communautaire Karen Ward. Le parc est préférable à la rue, croit-il, en grande partie parce qu'il existe davantage de moyens de soutien, y compris en ce qui concerne la prévention des surdoses.

Suzie Hall affirme qu'elle ne consomme pas de drogue, mais que le parc est devenu un endroit familier où elle a construit une communauté. Je me suis habituée ici, dit-elle, puis malgré la violence qu’il y a ici, on réussit quand même à créer la confiance entre nous.

Avec les informations de Valérie Gamache

Colombie-Britannique et Yukon

Pauvreté