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Les friperies : acheter usagé pour l'environnement

Vêtements usagés dans une friperie.

Ce samedi, c’est la journée internationale des friperies.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Samedi marquera la journée internationale des friperies. Ces lieux de revente de vêtements d'occasion attirent de plus en plus l'attention des consommateurs ayant des préoccupations environnementales et économiques.

Fouiller dans des magasins aux vêtements variés et de toute époque pour trouver la perle rare est une passion qui ne date pas d’hier pour Janelle Delorme, une habituée des friperies.

Je pense que ça date d’aller faire les magasins de la Baie et Eaton's avec ma mémère. On allait au sous-sol dans les rayons de ventes et c’était vraiment comme aller à la chasse des meilleures ventes. Je me souviens qu'un jour elle m’était revenue avec ma paire de jeans préféré trouvé pour 1 $, se remémore-t-elle.

Pour elle, aller à la friperie n’est comme aller dans d'autres boutiques.

avJ’aime l’élément de la chasse, de ne pas savoir avec quoi on va partir, s’amuse-t-elle.

Aussi excitant que celui puisse-il être, Janelle Delorme reconnaît qu’il existe une certaine idée préconçue des friperies vues comme un repère d’Ali Baba aux mille vêtements poussiéreux et démodés.

Si je veux bien m’habiller, je vais quand même essayer de trouver quelque chose qui est assez récent au niveau de la mode, mais ça me permet aussi d’aller trouver quelque chose qui est peut-être hors de ma zone de confort, explique-t-elle.

Au-delà des considérations esthétiques, il existe un aspect éthique à s’habiller dans les friperies.

C’est surtout environnemental, l’industrie de la mode, le fast fashion est la deuxième industrie la plus polluante au monde alors c’est pour moi très important de repenser au montant de vêtements qui sont cousus, qui sont teints et qui sont vendus ou jeter chaque année. C’est vraiment pour moi une façon d'être activiste, précise Janelle Delorme.

Elle ajoute qu’elle trouve d’autres moyens de donner une plus longue vie aux objets du quotidien. Elle cogère en effet une page Facebook, Saint-Boniface Free Cycle, permettant aux utilisateurs de proposer des articles à donner, plutôt que de les jeter.

Les gens sont très généreux, ça nous démontre aussi qu’il y a beaucoup de gens qui ont des choses dans le fond de leur placard qu’ils n’ont pas utilisé depuis longtemps , conclut-elle.

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