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Affaire SNC-Lavalin : Wilson-Raybould dit avoir été contactée par la GRC au printemps

L'ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould.

Jody Wilson-Raybould a précisé que la police fédérale ne l'avait pas contactée depuis le dépôt du rapport du commissaire à l'éthique, mercredi.

Photo : Radio-Canada / (Ben Nelms/CBC)

Radio-Canada

Jody Wilson-Raybould a été jointe par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au sujet de l'affaire SNC-Lavalin au printemps, et non depuis le dépôt du rapport du commissaire à l'éthique, a-t-elle confirmé à CBC News, clarifiant une déclaration précédente à ce sujet.

L'ex-ministre libérale de la Justice et procureure générale, qui siège maintenant à titre de députée indépendante, s'est fait demander jeudi par Vassy Kapelos, animatrice de l'émission Power & Politics de CBC, si la GRC l'avait contactée : « Ils ne m'ont pas contactée à ce sujet, non », a-t-elle répondu à ce moment.

Vendredi, elle a transmis une déclaration à CBC pour clarifier les choses.

Pour clarifier ma réponse [de jeudi] - on m'a demandé si la GRC m'avait contactée en réponse au rapport du commissaire à l'éthique et plus particulièrement depuis la déclaration publique de la GRC [mercredi]. La réponse est non.

Jody Wilson-Raybould

Toutefois, et après avoir obtenu des éclaircissements auprès de la GRC, je peux confirmer qu'elle m'a contactée au printemps dernier au sujet de questions qui ont été portées à l'attention du public le 7 février 2019 dans un article du Globe and Mail. Je ne ferai aucune autre déclaration concernant le contenu de mes discussions et de mes communications avec la GRC.

Lors de l'entrevue de jeudi, Mme Wilson-Raybould a dit à l'animatrice de CBC qu'elle croyait toujours qu'il n'y avait rien de criminel dans les actions du premier ministre Justin Trudeau, ou du personnel agissant sous sa direction, dans le dossier SNC-Lavalin.

La GRC étudie le dossier

Mercredi, jour du dépôt du rapport du commissaire à l'éthique, la GRC a confirmé à CBC être en train « d’étudier soigneusement les informations disponibles ». Elle s'est refusée à tout autre commentaire.

Dans son rapport, le commissaire Mario Dion conclut que le premier ministre Justin Trudeau a exercé sur l’ex-ministre Wilson-Raybould des pressions contrevenant à la Loi sur l'éthique. Il reproche aussi au gouvernement de lui avoir mis des bâtons dans les roues au cours de son enquête.

Dans les heures qui ont suivi le compte rendu du commissaire, le gouvernement a aussi publié le rapport d'Anne McLellan, ex-ministre libérale, mandatée par M. Trudeau pour examiner notamment le double chapeau de ministre de la Justice et de procureur général, de même que la relation de celui-ci avec l'appareil gouvernemental.

Anne McLellan a estimé qu'il « n'était pas nécessaire de scinder le rôle en deux » et a proposé une série de mesures « pour renforcer l'indépendance du procureur général ».

Avec les informations de Kathleen Harris, de CBC News

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