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La gestion des 737 MAX cloués au sol donne des maux de tête aux transporteurs

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Des appareils Boeing 737 MAX sont cloués au sol à l'usine de Boeing à Seattle le 1er juillet 2019.

Photo : Reuters / Lindsey Wasson

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les deux plus grandes compagnies aériennes du pays empruntent des voies différentes pour gérer leurs Boeing 737 MAX 8 cloués au sol, à un moment où l'interdiction de vol toujours en vigueur de cet appareil provoque des turbulences dans l'industrie.

Air Canada envisage d'envoyer ses 24 appareils 737 MAX 8 dans le désert, où la chaleur et le climat sec préviennent la corrosion provoquée par la pluie, la neige, le grésil et la glace.

« En raison de l'incertitude entourant les approbations réglementaires requises pour la remise en service du Boeing 737 MAX, nous continuons de mettre à jour nos plans, y compris en ce qui concerne les avions 737 MAX de notre flotte. Une option envisagée est le déplacement des avions dans le désert. »

— Une citation de  Angela Mah, porte-parole d'Air Canada

En Amérique du Nord, la plupart des emplacements sont situés dans le sud-ouest des États-Unis. Southwest Airlines, qui compte 34 avions 737 MAX dans sa flotte, a opté pour le désert de Mojave, en Californie.

WestJet a plutôt décidé de garer ses 13 MAX 8 dans ses hangars canadiens, où on voit régulièrement à leur maintenance et, une fois par semaine, à faire tourner leurs moteurs.

Ces plans de contingence imprévus constituent un autre inconvénient pour les compagnies aériennes, auxquelles Boeing donne du fil à retordre, puisque le 737 MAX est cloué au sol à la suite des deux écrasements tragiques qui sont survenus en octobre et en mars, et qui ont coûté la vie à 346 personnes, dont 18 Canadiens.

Le président et chef de la direction d'Air Canada, Calin Rovinescu, avait déclaré, le mois dernier, que le transporteur était touché par cet « enjeu complexe », qui a un impact négatif sur sa capacité à transporter des passagers en plus de faire grimper ses coûts.

Les 24 avions 737 MAX représentent environ 20 % de la flotte d'appareils à fuselage étroit d'Air Canada et devraient transporter en moyenne quelque 11 000 passagers quotidiennement.

Pour sa part, le chef de la direction de WestJet, Ed Sims, a récemment déclaré à La Presse canadienne, au cours d'une entrevue, que la situation actuelle avait eu un impact négatif important sur les activités de l'entreprise, obligeant celle-ci à réduire son nombre de liaisons et à augmenter ses dépenses en carburant.

Sunwing, qui compte quatre 737 MAX 8 dans sa flotte, a indiqué qu'environ 3000 vols avaient été touchés au cours de l'été. La compagnie estime qu'elle ne sera pas en mesure de compter sur l'avion construit par Boeing avant la mi-mai 2020 au moins.

Au cours d'un entretien téléphonique, Robert Kokonis, président de la société de conseil torontoise AirTrav, a souligné qu'il y avait des inconvénients en matière de coûts pour déplacer des avions vers des endroits très éloignés.

« Vous allez devoir [faire voler l'avion sans passagers]. Vous devrez payer pour garer l'avion. Puis, quand il sera prêt à être ramené, vous devrez envoyer une équipe et la préparer à reprendre l'avion, avec un vol pour revenir à la case départ. »

— Une citation de  Robert Kokonis, président de AirTrav

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