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Les chauffeurs d’autobus rejettent l’offre de la Ville et déposent une contre-offre

Un chauffeur d'autobus derrière un bouclier en plastique.

Dans la contre-offre proposée à la Ville, le syndicat demande en priorité un changement du système d’horaire qui est utilisé actuellement.

Photo : Radio-Canada / Patrick Foucault

Laïssa Pamou

Dans une contre-offre présentée à la Ville de Winnipeg vendredi, le Syndicat uni du transport de Winnipeg (ATU) demande une augmentation de salaire de 7,75 % sur quatre ans, soit 3,25 % de moins que dans ses précédentes exigences.

En fin de journée, le Syndicat a rejeté à 93 % la quatrième proposition de la Ville qui lui offrait des augmentations de salaire annuelles totalisant 8 % en quatre ans.

Selon le président de la section locale 1505 du Syndicat uni du transport, Aleem Chaudhary, ce changement majeur dans les réclamations est dû à la volonté réelle des syndiqués d’améliorer les conditions de travail des chauffeurs.

« La Ville va économiser en nous accordant une offre inférieure, dit-il, mais ce que nous voulons plus que tout, c’est une amélioration de ce que vivent les chauffeurs et les autres travailleurs. »

Le syndicat veut revoir les horaires

La syndicat a déposé une contre-offre dans laquelle il demande en priorité un changement dans le système des horaires des chauffeurs.

Le syndicat demande que les chauffeurs disposent d'un temps de récupération de 5 minutes à la fin des trajets. « Durant cette pause, ils pourront aller aux toilettes, faire une petite marche ou se désaltérer, dit Aleem Chaudhary. Ceci pourrait améliorer leur rendement après un trajet de 1 heure 30 à 2 heures. »

« Dans le système actuel, les pauses-café ou les dîners laissent très peu de temps aux chauffeurs », précise le syndicat dans un communiqué.

Aleem Chaudhary admet que cette mesure implique des coûts importants, mais qu'il ne peut les évaluer. Il se dit convaincu que sa mise en place améliorerait la situation des Winnipégois qui empruntent l'autobus et la qualité de vie des chauffeurs et qu'à long terme, elle entraînerait des économies en rendant le système plus efficace.

« Le fait que 43 % des autobus de Winnipeg arrivent en retard est directement lié au système des horaires, affirme-t-il. Un chauffeur qui est stressé peut causer des incidents ou des accidents. »

Le syndicat demande ainsi que les endroits où se font les transferts de chauffeurs soient revus plus être plus sécuritaires. Ils veulent aussi que les moments de ces transferts soient plus fiables, pour éviter que des chauffeurs n'attendent trop longtemps, à l'extérieur, l'arrivée de l'autobus qu'ils sont appelés à conduire.

« Parfois, les chauffeurs doivent attendre le changement de quart de travail dans des endroits non sécuritaires et sont à la merci des intempéries », précise Aleem Chaudhary.

La contre-offre suggère par ailleurs d'ajouter des particuliers au comité interne qui suit les horaires des autobus de Winnipeg Transit.

Un homme pose les bras croisés devant un bâtiment.

Le président de la section locale 1505 du Syndicat uni des transports, Aleem Chaudhary, affirme que le syndicat n’envisage pas de grève à court terme.

Photo : Radio-Canada / (Chris Stanton / CBC)

Éviter une grève

La Ville de Winnipeg est déçue que les membres de l'ATU aient choisi de rejeter une quatrième offre. Dans une note envoyée par courriel, elle dit qu’elle examinera la contre-offre du syndicat.

Il est toujours possible que la Ville décrète un lock-out des employés de Winnipeg Transit si elle ne souhaite pas continuer les négociations.

Aleem Chaudhary espère que ce ne sera pas le cas. Il souhaite poursuivre les négociations pour obtenir un meilleur résultat.

Il affirme que la contre-offre est la meilleure proposition que le syndicat puisse faire, tout en précisant que ses membres demeurent réceptifs et désireux d'en venir à une entente.

Aleem Chaudhary écarte l'idée de déclencher une grève à court terme car, dit-il, de nombreux Winnipégois ont besoin de leur service. « C’est la Ville qui ne cesse de nous pousser à aller en grève, lance-t-il, mais nous n’irons pas en grève maintenant, ce n’est pas une option. »

Pour régler la question du salaire des mécaniciens, le syndicat suggère qu’un organe indépendant soit consulté. La précédente demande du syndicat prônait une augmentation de 10 $ l'heure du salaire des mécaniciens.

La section locale 1505 du Syndicat uni du transport représente quelque 1400 mécaniciens, chauffeurs d'autobus et autres employés de Winnipeg Transit.

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