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L’ex-policier qui a tué Sammy Yatim aura droit à une libération conditionnelle de jour

James Forcillo entouré de caméras à sa sortie de la cour.

Le policier James Forcillo sort du tribunal à Toronto en 2016.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Philippe de Montigny

James Forcillo aura droit à une libération conditionnelle de jour et déménagera dans un établissement résidentiel communautaire, après avoir purgé moins du tiers de sa peine de prison de six ans.

La Commission des libérations conditionnelles du Canada la lui a accordée pour six mois, après quoi sa demande de libération conditionnelle de jour sera révisée. À partir de janvier 2020, il sera admissible à une libération conditionnelle complète.

James Forcillo devra toutefois se soumettre à des restrictions, dont celles de ne pas entrer en contact avec la famille de Sammy Yatim et de s'astreindre à un suivi psychologique.

L’ancien policier avait été reconnu coupable de tentative de meurtre. Le jeune homme de 18 ans avait été abattu par l’agent Forcillo après plusieurs coups de feu, en juillet 2013. Sammy Yatim brandissait un couteau à bord d’un tramway de Toronto.

Pour nous, c’était une surprise. Nous sommes sous le choc.

Ed Upenieks, avocat de la famille Yatim

L’avocat qui représente la famille Yatim, Ed Upenieks, affirme ne pas avoir été informé de cette audience de libération conditionnelle, qui s’est tenue jeudi matin à Kingston. Il en a pris connaissance après avoir été contacté par une journaliste.

On m’a dit que l’agent Forcillo a exprimé ses remords, qu’il a avoué ne pas avoir respecté sa formation policière et avoir échoué en tant qu’agent de police. Mais il n’a montré aucun remords lors de son procès, affirme M. Upenieks.

Si nous avions eu l’occasion d’y participer, nous l’aurions fait et nous aurions présenté ces preuves, ajoute l’avocat, qui n’est pas convaincu que M. Forcillo ne soit plus un danger pour le public.

Selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada, les victimes ou leurs familles ne sont avisées que si elles se sont inscrites pour recevoir ces informations. Une porte-parole n’a pas pu confirmer si les parents de Sammy Yatim sont enregistrés, pour des raisons de confidentialité.

L’avocat Ed Upenieks estime que la commission aurait pu tout de même contacter la famille Yatim, d’autant plus que l’affaire avait été très médiatisée. Il y a un trou dans le système, dit-il.

Toronto

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