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La Maison de Job menacée de fermeture dans trois mois

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Le centre de thérapie La Maison de Job est situé sur la rue de l'Hôpital dans le secteur de Lorettevile, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada

La Maison de Job, un organisme qui vient en aide aux personnes démunies aux prises avec des problèmes de dépendance à l'alcool ou aux drogues, pourrait fermer ses portes à la mi-novembre, faute de financement.

La décision a été prise à la suite de la situation financière qui est précaire. Les employés ont été rencontrés, explique Jean Rosa, porte-parole du conseil d'administration et consultant auprès de l'organisme situé dans le secteur de Loretteville, à Québec.

Le centre d'aide emploie environ 25 personnes et accueille plus de 200 usagers par année.

La décision a été prise lors d’une rencontre du conseil d’administration mardi soir. Il y a un avis de fermeture pour le 15 novembre. Le processus est engagé. Un comité a été formé pour ça, précise-t-il.

La Maison de Job, qui vit principalement de subventions gouvernementales, n’a plus assez de revenus pour supporter les frais d'exploitation.

Depuis facilement un an, on a regardé toutes les possibilités. On est rendu à un niveau où on n’est plus capable d’opérer. La masse salariale représente 90 % des revenus, affirme M. Rosa.

L'organisme a fait des déficits de l'ordre de 100 000 $ ces dernières années, alors que son budget annuel s'élève à environ 900 000 $.

Jean Rosa affirme que des démarches sont toujours en cours pour tenter de trouver d'autres partenaires financiers pour éviter de mettre la clé sous la porte dans trois mois.

L'organisme reçoit déjà des dons privés, d'organisations religieuses notamment.

Une « bouée » qui risque de disparaître

Philippe, un jeune homme qui en est à sa troisième semaine de thérapie sur quatre à la Maison de Job, se dit « attristé » par la nouvelle.

C'est le tremplin qui va me permettre de pouvoir poursuivre dans ma vie, puis de savoir que je n'aurai plus cette bouée, ça me fait peur. Les intervenants ici sont super, on peut toujours revenir les voir, raconte-t-il.

L'administration souhaite permettre à tous les usagers de terminer leur programme d'aide avant de fermer ses portes.

La Maison de Job, fondée en 1983, compte 16 chambres pour les personnes en thérapie et 10 autres pour celles qui suivent le programme de réinsertion sociale.

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