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Les tuteurs de la petite Serenity nient la véracité de rapports médicaux accablants

Serenity, 4 ans.

La petite Serenity est morte en septembre 2014 alors qu'elle était placée sous la tutelle de proches de sa mère.

Photo : Photo fournie à CBC/Radio-Canada

Radio-Canada

Cinq ans après la mort de la petite Serenity, de nouveaux détails sordides émergent quant à la nature des blessures qui ont coûté la vie à la fillette de 4 ans.

AVERTISSEMENT : Certains passages de ce texte peuvent heurter la sensibilité des lecteurs.

Serenity était sous la tutelle des proches de sa mère, avec sa soeur et son frère plus âgés, au moment de sa mort.

Ses tuteurs ont toujours maintenu qu’elle était tombée accidentellement d’une balançoire. Certains rapports médicaux ayant fait l'objet de fuite dans les médias indiquent toutefois que Serenity avait des plaies sur les organes génitaux et l’anus.

La fillette n’avait également plus d’hymen, peut-on y lire.

Ces rapports sont erronés et inexacts, prétendent les tuteurs, dans l'exposé de la défense formulé en réponse à la poursuite de 1,6 million de dollars intentée contre eux par la mère de Serenity.

La Gendarmerie royale du Canada, la Société de protection de l’enfance, le bureau du médecin légiste et le personnel médical ont accidentellement ou intentionnellement laissé la mère croire que l’hymen de sa fille avait disparu et que Serenity avait été violée à l'âge de 4 ans, affirme la défense.

La Société de protection de l’enfance essaie de faire porter le blâme à la famille d’accueil, pour que l'incompétence et la malveillance de la Société ne soient pas l’objet de la colère de la mère et du public, poursuit le document.

Dans sa poursuite, la mère de Serenity affirme que les tuteurs et leurs sept enfants ont agressé ses trois enfants physiquement, psychologiquement et sexuellement.

Des allégations que nie la partie défenderesse, qui rejette le blâme sur les organismes mandatés pour placer Serenity.

Les tuteurs, des membres de la famille de la mère de Serenity, affirment avoir été forcés de prendre en charge les trois enfants, après avoir reçu de mauvaises informations. Ils prétendent avoir été menacées et obligés de s’occuper des trois enfants sous prétexte que ces derniers seraient séparés et placés dans des familles non autochtones s'ils ne les aidaient pas

Ils affirment également n’avoir eu aucune idée des besoins particuliers des enfants, notamment qu’ils souffraient de troubles causés par l'alcoolisation foetale et du retard de croissance.

Il leur était impossible de prendre en charge ces enfants en toute connaissance de cause, maintient la défense.

Les tuteurs accusent le directeur de la Société de protection de l’enfance d’avoir volontairement soumis un faux affidavit prétendant que les enfants étaient en bonne santé, dans le but de tromper la cour et les tuteurs.

L’objectif, selon les tuteurs, était aussi de se débarrasser des coûts de prise en charge des enfants en les faisant peser sur les épaules des tuteurs.

Les organismes accusés par les tuteurs réfutent leurs allégations.

La cour a suspendu les accusations portées contre les tuteurs cette semaine, invoquant l'improbabilité d'obtenir une condamnation.

La petite Serenity vivait chez des proches dans une réserve située au centre de l’Alberta lorsqu’elle a été admise à l’hôpital, en septembre 2014. Elle est morte deux semaines plus tard, après le débranchement des appareils d'assistance respiratoire.

Ce cas avait soulevé l’indignation publique et suscité un débat d’urgence à l’Assemblée législative. Sa mort a mené à la création d’un comité chargé d’examiner le système de protection de l’enfance en Alberta. Le gouvernement avait par la suite apporté des changements au système, sur la base des recommandations du comité.

Avec les informations de Janice Johnston

Alberta

Faits divers