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SNC-Lavalin : Scheer demande aux libéraux de choisir les Canadiens avant Trudeau

Il s'exprime au lutrin

Andrew Scheer interpelle Justin Trudeau

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Le chef conservateur Andrew Scheer demande aux libéraux siégeant au comité d’éthique de ne pas les empêcher d'aller au fond des choses dans la foulée de la publication du rapport du commissaire à l'éthique sur le rôle de Justin Trudeau dans l’affaire SNC-Lavalin.

Présidé par un député conservateur, le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique souhaite entendre le commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique, Mario Dion.

Ce dernier a produit, mercredi, un rapport ravageur pour le premier ministre. Il confirmait que M. Trudeau s'est servi de sa position d'autorité pour tenter d'influencer l'ex-procureure générale Jody Wilson-Raybould afin que la firme québécoise de génie SNC-Lavalin obtienne un accord de réparation et évite ainsi un procès criminel pour fraude et corruption.

Le NPD et les conservateurs ont suffisamment de membres au comité pour forcer une réunion d'urgence.

Toutefois, les députés libéraux qui siègent à ce comité sont majoritaires. Ils pourraient donc s’opposer à la tenue d'une enquête qui permettrait notamment d'évaluer les entraves rencontrées par M. Dion dans son travail.

M. Scheer s’est directement adressé aux six députés libéraux concernés, vendredi, à Moncton, en marge du Congrès mondial acadien.

Vous avez un choix ce mercredi : soit être complice de ce camouflage ou mettre les Canadiens en premier et faire la lumière sur ce scandale.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Ce dernier recommande aussi aux Canadiens d'appeler directement les bureaux de circonscription des députés en question pour faire pression sur eux afin qu’ils laissent le comité faire son travail.

Selon M. Scheer, c’est la dernière chance d’aller au fond des choses.

Legault d'accord avec « l'intention » de Trudeau

François Legault, premier ministre du Québec, s’est quant à lui bien gardé de blâmer son homologue fédéral.

Ça arrive souvent que je ne suis pas d’accord avec Justin Trudeau. Entre autres, on pourrait se parler d’immigration, a-t-il souligné, sourire en coin, à l’occasion d’une conférence de presse à Rimouski.

Mais dans le dossier de SNC-Lavalin, moi je reconnais qu’il y a une importance de protéger les emplois, les milliers d’emplois de SNC-Lavalin, a poursuivi M. Legault.

Ce n’est pas parce que deux bandits ont fait des choses croches qu’on est obligé de faire payer tous les employés. Je comprends l’intention qu’avait Justin Trudeau.

François Legault, premier ministre du Québec

Le premier ministre Legault n'a cependant pas voulu commenter directement les conclusions du commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique. Je n’ai pas analysé ça en détail, a-t-il dit.

Avec les informations de La Presse canadienne

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