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Et si les États-Unis achetaient le Groenland? L'idée semble intéresser Trump

Un iceberg de 100 mètres de haut tout près d'un village du Groenland.

Une représentante du gouvernement autonome du Groenland a assuré que celui-ci n'est pas à vendre.

Photo : Reuters / Ritzau Scanpix Denmark

Reuters

Donald Trump s'est entretenu à plusieurs reprises avec ses conseillers de la possibilité d'acheter le Groenland, qui appartient au Danemark, et de l'intégrer au territoire des États-Unis, a-t-on appris jeudi auprès de deux sources proches du président américain.

L'idée revient régulièrement dans ses discussions, ajoutent ces deux sources, confirmant une information révélée par le Wall Street Journal.

Certains conseillers considèrent que le projet relève de la plaisanterie. Une source du Wall Street Journal évoque un dîner au printemps dernier au cours duquel Trump a lancé la conversation sur ce sujet, mais plutôt sur un mode léger, une façon de dire : Je suis si puissant que je pourrais acheter un pays.

D'autres, au contraire, estiment que Trump envisage réellement d'intégrer le territoire semi-autonome aux États-Unis, qui y possèdent une base aérienne, à Thulé, leur site militaire le plus septentrional, en application d'un traité de défense datant de 1951.

Washington s'intéresse de longue date à l'importance géopolitique et aux réserves minérales de l'île couverte de glace et peuplée d'un peu moins de 60 000 habitants. En 1946, le président Harry Truman avait proposé au Danemark d'acheter le Groenland pour 100 millions de dollars.

Émoi danois

Donald Trump est attendu au début de septembre en visite officielle au Danemark, où ces informations ont suscité l'émoi dans la classe politique.

Cela doit être un poisson d'avril, totalement hors saison, a écrit sur Twitter l'ancien premier ministre Lars Lokke Rasmussen.

Interrogé par la station de radio DR, Soren Espersen, porte-parole pour les Affaires étrangères du Parti du peuple danois (anti-migrants), s'est inquiété pour la santé mentale du président des États-Unis. S'il l'envisage vraiment, nous tenons la preuve ultime qu'il est devenu fou, a-t-il dit.

Au gouvernement, la première ministre Mette Frederiksen et son ministre des Affaires étrangères, Jeppe Kofod, n'ont encore fait aucun commentaire.

Nous sommes ouverts aux relations d'affaires, mais nous ne sommes pas à vendre, a pour sa part déclaré à Reuters la ministre des Affaires étrangères du gouvernement autonome du Groenland, Ane Lone Bagger.

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