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Des employés de Google appellent le géant à ne pas signer de contrat avec les douanes américaines

Une pancarte annonce une installation du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis.

Une des installations du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis

Photo : Getty Images / Mario Tama

Radio-Canada

Plus de 700 employés de Google ont signé au cours des derniers jours une pétition demandant à leur employeur de ne plus avoir de contrat avec l'agence des services frontaliers et les douanes américaines.

Le groupe d’employés appelé « Googlers pour les droits de la personne » a mis en ligne une pétition publique demandant au géant de la technologie de ne pas soumissionner sur un contrat d'infonuagique du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis (SDPF, en anglais U.S. Customs and Border Protection ou CBP).

Les entreprises intéressées avaient jusqu'au 1er août pour présenter une soumission, mais on ignore si Google a signalé son intérêt pour ce contrat. Contacté par l’Associated Press, le géant du numérique n’a pas répondu.

Dans leur pétition, le groupe d'employés dénonce un « système de mauvais traitement » et une « négligence nuisible » à l’égard des migrants par ces agences fédérales américaines au cours des derniers mois.

Les signataires de la pétition demandent à Google de ne plus fournir d’assistance technique à ces agences gouvernementales jusqu’à ce qu’elles « arrêtent de se livrer à des violations des droits de la personne ».

En travaillant avec les services frontaliers et les douanes, Google marchande son intégrité contre le profit et suit un chemin honteux, lit-on dans le texte de la pétition.

Les auteurs du texte citent notamment la séparation des enfants migrants de leurs parents et les mauvaises conditions de détention des migrants.

Nouvelle tendance

Ce n'est pas la première fois que des employés de Google mènent des combats contre les politiques de leur employeur.

L’automne dernier, des milliers d'entre eux ont marché et protesté contre le traitement, par le géant des technologies, des plaintes pour inconduites sexuelles.

Ils ont également dénoncé l’année dernière un contrat avec le Pentagone qui lui permettait d’utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les images tournées par des drones

Ces deux actions des employés ont porté leurs fruits, puisque Google a annoncé une nouvelle politique contre l’inconduite sexuelle, même si les employés l’ont considérée comme insuffisante, et que le contrat avec le Pentagone n'a pas été renouvelé.

Sous surveillance de Trump

Les pressions exercées par les employés ont donné des munitions aux élus républicains contre Google. Les républicains accusent le géant numérique de créer des produits subjectifs contre eux.

Ces allégations ont d’ailleurs donné lieu à plusieurs audiences au Congrès sans qu’aucune preuve ne soit établie de la partialité de Google.

La semaine dernière, un ancien employé de Google a allégué que l’entreprise tenterait d’influencer l’élection présidentielle de 2020. Cela a fait réagir le président Donald Trump. Il a tweeté qu’il « regardait Google de très près ».

Google nie les allégations de partialité politique dans son service de recherche et ses autres produits.

Avec les informations de Associated Press

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