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L'intimidation, un problème qui reste «systémique» à l'École St. Michael's, selon un rapport

Une école, le soir, vue de la barrière en métal

L'école St. Michael's s'est engagée à adopter les recommandations du rapport.

Photo : CBC/Simon Dingley

Radio-Canada

Un comité indépendant conclut dans un rapport que les mesures mises en place pour réduire l'intimidation n'avaient apporté aucun changement significatif dans l'école secondaire catholique St. Michael's de Toronto qui a été secouée par un scandale d'allégations d'agression sexuelle l'automne dernier.

Dans un rapport rendu public jeudi, le comité chargé d'étudier la situation à l'établissement privé réservé aux garçons St. Michael's a formulé 36 recommandations comprenant notamment des changements radicaux dans la façon dont l'institution gère l'intimidation et la nécessité d'une solide formation du personnel pour faire face au problème.

Le comité dit que l'intimidation est un problème à l'échelle de l'école et continue de l'être.

L’intimidation et d’autres comportements dégradants représentent un problème systémique à l’école, même si leur nombre est comparable à celui d’enfants d’âge similaire dans tout le pays, a écrit le comité. Nous pouvons faire tellement mieux.

Christine Neilsen est la mère d’un élève de 12e année à l’école St. Michael's. Lui-même a subi de l'intimidation au sein de son équipe sportive. Mme Neilsen estime que ce rapport pourrait permettre de faire évoluer les mentalités.

Une femme rousse repond au micro de CBC News dans un salon.

Christine Neilsen, mère d’un élève de l’école St. Michael's

Photo : CBC

Je pense que c’est une opportunité de changer cette culture, de montrer aux garçons qu’ils n’ont pas besoin d’agir comme ça.

Christine Neilsen, mère d’un élève de l’école St. Michael's

L'automne dernier, la police a porté des accusations contre sept élèves de l'école catholique en lien avec deux agressions sexuelles présumées et une agression, toutes impliquant l'une des équipes de football de l'institution. Les accusations portées contre l'une d'entre elles ont depuis été abandonnées.

L'école se dit profondément préoccupée par le fait que l'intimidation représente un problème systémique et s'est engagée à adopter les recommandations du rapport.

Le comité dit que l'école a été formidable pour la majorité des élèves, mais qu'il n'a pas réussi à garantir que certains élèves se sentent en sécurité.

Il existe deux réalités à l'école St. Michael's. Pour de nombreux étudiants, anciens et actuels, l'école représente le meilleur de la scolarisation, a écrit le comité. Pour d'autres, l'école n'a pas réussi à s'assurer qu'ils se sentaient en sécurité ou totalement inclus.

Après avoir interrogé les élèves, d'anciens élèves, les membres du personnel et les parents, le comité a déterminé que 206 garçons, soit environ un élève sur cinq, ont déclaré avoir été victimes d'intimidation pendant leurs études. Quelques 1010 élèves sur 1048 ont répondu au sondage, soit 96 % du corps étudiant.

Dualité écoles publiques et écoles privées

Selon Marvin Zuker, professeur à l’Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, l’absence d’obligation, pour les écoles privées de la province, de se soumettre aux mêmes réglementations que les écoles publiques, est une partie du problème.

Un homme d'âge mûr répond aux questions de Radio-Canada

Marvin Zuker, professeur à l’Institut d'études pédagogiques de l'Ontario

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Le mémorandum politique du gouvernement sur l’intimidation est très complet et les gens ne peuvent pas le remettre en cause, sauf que celui-ci ne s’applique pas aux écoles privées, affirme-t-il.

Toronto

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