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Étape 2 du train léger : le maire continue de défendre l’attribution du contrat à SNC-Lavalin

Une représentation du projet de l'étape 2 du train léger à Ottawa.

SNC-Lavalin a remporté le contrat pour le prolongement de la ligne Trillium du train léger à Ottawa (archives).

Photo : Courtoisie : Ville d'Ottawa

CBC

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, persiste et signe en défendant le système d’attribution qui a permis à SNC-Lavalin d’obtenir le contrat de 1,6 milliard de dollars pour l'étape 2 du train léger. La firme de génie montréalaise n’a pas atteint le pointage technique minimal deux fois plutôt qu’une.

M. Watson était en vacances lorsque la Ville a reconnu, plus tôt ce mois-ci, que SNC-Lavalin n’avait pas obtenu la note technique minimale de 70 % à deux reprises pour se qualifier dans le cadre de l’appel d’offres pour le contrat de la ligne Trillium.

De retour en ville cette semaine, le maire Watson a évité les médias. Toutefois, il a indiqué à CBC mercredi qu’il était « satisfait » du processus qui a permis à SNC-Lavalin de décrocher le contrat.

Jim Watson devant les médias.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson (archives).

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Il a aussi réitéré sa confiance envers toutes les personnes qui ont recommandé la décision au conseil municipal, dont la firme d’avocats employée par la Ville, Norton Rose Fulbright.

Nous n’avons pas, à ma connaissance, des experts en approvisionnement au sein du conseil municipal , a lancé M. Watson.

Nous devons nous fier aux conseils des fonctionnaires [...] et sur l’avis des consultants externes parce qu’ils ont de l’expérience dans ce genre de dossier, a-t-il ajouté.

Le maire ne veut pas dire quand il a appris le pointage de SNC-Lavalin

En mars, la conseillère Diane Deans a demandé si SNC-Lavalin avait effectivement obtenu la note requise de 70 %. L’avocat de la Ville, Me Geoffrey Gilbert de Norton Rose Fulbright, n’a pas voulu confirmer si la firme montréalaise avait bel et bien atteint ce seuil minimal.

Il a aussi refusé de dire au conseil si, dans l’appel d’offres, il y avait des formulations qui permettraient à un soumissionnaire de passer à la prochaine étape du processus avec une note inférieure à 70 %.

Une femme assise à un bureau devant un micro.

La conseillère du quartier de Gloucester-Southgate, Diane Deans (archives).

Photo : Radio-Canada

Mme Deans, de même que Rick Chiarelli et Shawn Ménard, ont voté contre l’attribution du contrat de la ligne Trillium à SNC-Lavalin, plaidant qu’ils n’avaient pas assez d’informations pour prendre une telle décision.

Bon nombre de leurs collègues ont voté pour l’attribution du contrat, mais ont dit l’avoir fait avec une certaine appréhension.

À la question de savoir s’il était au courant de l’échec de SNC-Lavalin, M. Watson a tergiversé. Même si on lui a demandé de répondre par oui ou non, il a répondu qu’il était informé un jour ou deux avant qu’un rapport ne soit rendu public.

J’ai reçu un breffage général, comme le conseil, et le commissaire à l’équité a approuvé le processus, s'est défendu le maire.

Le logo de SNC-Lavalin est inscrit sur le devant d'un building.

L'édifice de la firme d'ingénierie SNC-Lavalin, à Montréal (archives).

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

La Ville avait bel et bien un pouvoir discrétionnaire pour faire passer SNC-Lavalin à la prochaine étape du processus même si elle n’a pas obtenu un pointage technique suffisant. Or, la majorité des personnes impliquées, dont les conseillers qui ont voté pour l’attribution du contrat, ignorait ce détail jusqu’à ce mois-ci.

Difficile aussi de savoir si le maire savait que la Ville avait ce pouvoir discrétionnaire, ou s’il était au courant d’autres détails du processus d’approvisionnement que les conseillers ignoraient.

Avec les informations de Joanne Chianello de CBC

Ottawa-Gatineau

Politique municipale