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L’exposition itinérante Randonnées avec nos sœurs termine sa tournée nationale à Batoche

Deux femmes et un homme debout près d'un long tapis rouge installé sur le gazon.

Le long du chemin de fer emprunté autrefois par les Métis est étalé un long tapis rouge dans le cadre de l’exposition itinérante Randonnées avec nos sœurs à Batoche.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’exposition itinérante Randonnées avec nos sœurs, qui rend hommage aux centaines de femmes autochtones disparues et assassinées, termine sa tournée pancanadienne de sept ans avec un arrêt jeudi au Lieu historique national de Batoche, en Saskatchewan.

Pour la première fois, l'exposition est organisée en plein air,

Pour plusieurs participants, l’exposition est un moment de recueillement pour commémorer la vie de leurs proches.

« L'exposition Randonnée avec nos sœurs m'a donné un espace pour me réconcilier avec ce que je crois être arrivé à un de nos proches », déclare Kara Louttit, une membre de l’association River Women Collective.

Dans ce lieu historique, situé au nord de Saskatoon, les forces canadiennes ont repoussé, en 1885, les troupes du chef Métis Louis Riel.

Le long du chemin de fer, emprunté autrefois par les Métis, est étalé un long tapis rouge sur lequel des dizaines et des dizaines de mocassins sont exposés.

Ces mocassins ont été confectionnés à la main par des familles autochtones de partout au pays. Ils représentent la vie des êtres chers disparus ou assassinés.

Trois femmes debout dans un parc.

En partant de la gauche, Sheryl Troupe, Cindy Gaudet et Claudette Lavergne, trois memebre de l'association River Women Collective.

Photo : Radio-Canada

« C'est sûr qu'on sait tous que les mocassins représentent les femmes qui sont parties trop tôt à cause de différentes violences, à cause du racisme, à cause du colonialisme. On ne veut pas insister sur ça, mais on sait tous pourquoi on a perdu nos sœurs trop tôt », explique Cindy Gaudette, une autre membre de River Women Collective.

Certains mocassins arborent des billes figurant un animal et des fleurs pour symboliser l’espoir.

Depuis le début de l'exposition en 2012, de plus en plus de mocassins s'ajoutent à la collection.

L'artiste, Christi Belcourt, dit en avoir recueilli des milliers.

Des mocassins installés sur un tapis rouge.

Des mocassins, confectionnés par des familles autochtones de partout au pays, représentent des êtres chers disparus ou assassinés.

Photo : Radio-Canada

Elle considère la participation du public autochtone et non autochtone à l'exposition comme une véritable vague d'amour

« Je suis vraiment émue par tout cet amour et par tous les liens qui ont été tissés durant ce projet », confie-t-elle.

Plusieurs dizaines de femmes de l'Alberta, du Manitoba et de l'Ontario ont fait le voyage pour assister une dernière fois à l'exposition.

Plusieurs participantes indiquent que ce genre d'exposition permet un plus grand dialogue sur l'histoire des femmes autochtones disparues et assassinées.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Saskatchewan

Autochtones