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La SANB et Blaine Higgs sont satisfaits de leur premier entretien

Robert Melanson en entrevue sur un trottoir.

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Robert Melanson, dit que la réunion avec le premier ministre et des membres de son conseil des ministres s'est très bien passée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

Le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), Robert Melanson, et le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, qualifient leur première réunion de positive.

La réunion qui s’est déroulée vendredi matin était une première occasion pour Robert Melanson d’établir la communication avec le premier ministre et des membres de son Cabinet depuis les élections de l’automne dernier.

Moi, c’était la première fois que j’avais vraiment une discussion formelle avec le premier ministre et ça s’est très, très bien passé. On a eu une très belle réunion, une réunion positive parce que le gouvernement a accepté, il est prêt et on a vu une réelle volonté de travailler avec nous, affirme Robert Melanson.

Le premier ministre Higgs estime aussi que la réunion s’est très bien déroulée. Il dit être encouragé par le fait que son gouvernement et la Société de l’Acadie se préoccupent des mêmes questions. Les deux parties espèrent notamment un plus haut taux de bilinguisme dans la population, explique-t-il.

La réunion devait durer 45 minutes, mais elle s'est plutôt terminée après une heure et demie de discussion, selon Robert Melanson.

C’était très intéressant parce qu’on va devoir travailler avec ces gens-là. Nous, on se doit de travailler pour l’avancement des dossiers avec les gens qui sont en place. C’est important qu’on ait des climats de confiance et des climats cordiaux pour faire avancer les choses, souligne le président de la SANB.

Les deux parties ont discuté de la cause qui oppose des francophones en Colombie-Britannique à leur gouvernement provincial. Les francophones de cette province réclament à leur gouvernement une instruction équivalente, en français, à celle des anglophones. La Cour suprême du Canada va entendre la cause en septembre.

On a abordé le conflit qui oppose le gouvernement de la Colombie-Britannique au conseil scolaire francophone, la demande d’intervention [du Nouveau-Brunswick] dans ce procès. Nous, on a demandé que la province se retire. On ne voyait pas la nécessité même si on nous a garanti que la province n’allait pas y aller dans le sens de la Colombie-Britannique, c’est-à-dire qu’ils allaient défendre les intérêts des francophones du Nouveau-Brunswick et respecter le caractère bilingue et la dualité dans cette province. Eux, ils voulaient y aller surtout pour faire la promotion de la dualité, explique Robert Melanson.

Dans ce dossier, la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick avait déposé, le 30 juillet, une requête pour intervenir devant la Cour suprême.

Blaine Higgs en entrevue sur un trottoir.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, explique que son gouvernement évalue toujours la possibilité de demander le statut d'intervenant dans la cause en Cour suprême sur l'éducation francophone en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Blaine Higgs précise que les discussions se poursuivent dans son gouvernement pour connaître le rôle que le Nouveau-Brunswick pourrait jouer dans cette cause. Le Nouveau-Brunswick pourrait intervenir pour expliquer comment son propre système d’éducation fonctionne, dit-il à titre d’exemple. Son gouvernement devrait prendre une décision d’ici la mi-septembre quant à savoir s’il va demander le statut d’intervenant ou non et, le cas échéant, la position qu'il défendra en cour.

Il a aussi été question de cibles en matière d’immigration francophone.

On a parlé d’immigration, le fait qu’on ne touche pas les objectifs. On devrait avoir un objectif de 32 %. Ça fait des années que ça traîne. On lui a aussi parlé de dualité en immigration, indique M. Melanson.

Le premier ministre Higgs reconnaît le besoin d’augmenter l’immigration francophone, mais il dit que d’autres provinces ont aussi de la difficulté à atteindre leurs objectifs en la matière. Le Nouveau-Brunswick travaille avec le fédéral à ce sujet, et la province aimerait disposer d’une plus grande marge de manoeuvre, explique M. Higgs.

Les deux parties ont convenu de se réunir à nouveau deux fois par année, soit en tenant une véritable réunion de travail sur des enjeux de la communauté acadienne et en organisant une réunion moins formelle comme celle de vendredi, ajoute Robert Melanson.

Avec des renseignements de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Francophonie