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Comment procède la police lorsqu'on signale la disparition d'un enfant?

Un camion de poste de commandement du service de police de Gatineau.

Un poste de commandement a été installé pour retrouver un enfant disparu le 14 août (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Radio-Canada

La disparition momentanée d’un enfant de six ans, mercredi, dans le quartier Mont-Bleu à Gatineau, a entraîné un branle-bas de combat de la part du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), mais les policiers se sont faits avares de détails durant l’opération. Voici pourquoi.

12 h

C’est la panique au foyer d’un petit garçon de six ans, qui n’a pas donné signe de vie depuis 10 h ce matin-là.

Ses parents décident de signaler sa disparition à la police. Une douzaine d’auto-patrouilles et l’unité canine sont envoyées sur les lieux et un poste de commandement est mis en place sur la rue Lucien-Brault pour lancer les recherches.

Malgré l’importance qu’accorde le SPVG à ce signalement, aucun appel au public n’est lancé. Aucune photo de l’enfant n’est partagée.

D’après la porte-parole du corps policier, Andrée East, recourir au public ne va pas nécessairement de soi dans un tel scénario.

Des voitures de la police de Gatineau.

Des véhicules du Service de police de la Ville de Gatineau sont dans le quartier Mont-Bleu. Un poste de commandement a été installé pour rechercher un enfant (archives).

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

Après avoir épuisé les recherches de base et après l’établissement d’un poste de commandement, il va y avoir un enquêteur qui va être attitré au dossier qui lui va juger à quel moment au niveau des étapes, des démarches, on peut demander l’aide du public, explique-t-elle.

14 h

La forte présence policière dans le secteur alerte des voisins qui commencent à poser des questions. Une photo et une description de l’enfant commencent à circuler sur les réseaux sociaux, sans que les policiers confirment quoi que ce soit.

Aucune alerte Amber n’est déclenchée, puisque la thèse de l’enlèvement est rapidement écartée. Si l’aide du public peut parfois être la bienvenue, elle peut aussi facilement nuire au bon déroulement de l’enquête.

Le danger c’est qu’on ait un grand nombre de personnes qui vont descendre [sur] les lieux pour venir nous aider à chercher, mais à ce moment-là ça va contaminer peut-être certains lieux de recherche, quand on va utiliser par exemple nos chiens, poursuit l'agente East.

14 h 15

Entre temps, le conseiller municipal du district de Deschênes, Mike Duggan, reçoit un courriel de la police. Il prend rapidement l’initiative de publier les informations sur son compte Facebook quelques minutes plus tard.

Les informations envoyées aux élus sont confidentielles et ne doivent pas être partagées, précise le SPVG. Bien que le courriel ne le précisait pas, la confidentialité des renseignements de la note interne est connue des destinataires, souligne l’agente East.

Ce n’était pas très clair et il faut avoir du jugement, nuance cependant M. Duggan. Comme élu, c’est à moi de décider ce que je vais faire. Dans un cas d’un enfant perdu, parfois l’administration a ses propres règles, mais l’humain en a aussi, se défend-il.

16 h

Les recherches policières portent finalement leurs fruits : le garçon est retrouvé et rendu à ses parents, six heures après avoir été aperçu pour la dernière fois.

Avec les informations de Laurie Trudel

Ottawa-Gatineau

Disparition