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Un habitant de Saanich demande l'interdiction des souffleurs à feuilles à essence

Un homme en veste de sécurité dans un parc manipule un souffleur qui crée un nuage de feuilles.

Le bruit et la dispersion de particules et de gaz à effet de serre inquiètent un environnementaliste de Saanich.

Photo : Radio-Canada / Tina Lovegreen

Adrien Blanc

L’environnementaliste Teale Phelps Bondaroff lance une pétition dans son district de l'île de Vancouver pour faire interdire les souffleurs à feuilles qui fonctionnent avec un moteur à essence. Il suggère de suivre l'exemple de Vancouver, qui envisage une transition vers des articles de jardinage électriques.

Le chercheur s'engage dans un combat à mi-chemin entre son métier de consultant en droit international de l’environnement et sa passion pour l’urbanisme tactique : la lutte contre les souffleurs à feuilles à essence.

Tôt le matin, j'ai entendu le son d'un souffleur à feuilles. Pour la dernière fois, j'ai dit : voyons, ça, c'est une forme de pollution sonore qu'on peut enlever de la communauté de Saanich et ça va vraiment améliorer la vie des personnes !, raconte-t-il.

Teale Phelps Bondaroff reproche à l’engin d’être particulièrement bruyant. Il estime le volume sonore entre 60 et 115 décibels, soit l'équivalent du bruit d’un restaurant animé, de la circulation en ville, voire d'un concert de rock.

Teale Phelps Bondaroff note aussi que le bruit des souffleurs à feuilles à l’essence est constitué de basses fréquences qui voyagent loin et traversent les murs et les fenêtres.

Ça cause du stress [...] des troubles du sommeil [...] et en plus, c'est lié à des crises cardiaques, à des maladies cardiovasculaires. Cela peut aussi aggraver d'autres problèmes de santé, dit-il.

Enfin, le chercheur montre du doigt la pollution de l’air due à la dispersion de poussières et aux gaz d’échappement. L’Agence pour la qualité de l’air de l’État de Californie estime ainsi qu'un souffleur à feuilles émet autant de gaz à effet de serre en une heure qu’une voiture parcourant 1800 km, soit la distance entre Toronto et Halifax.

Teale Phelps Bondaroff pense que le District de Saanich doit mettre à jour sa réglementation sur la pollution sonore, qui date des années 1990, et par la même occasion, entamer une transition vers les souffleurs à feuilles électriques.

Vancouver envisage de passer à l’électrique

Au début de l’année, la Commission des parcs de Vancouver a adopté une motion proposée par le commissaire Dave Demers pour étudier la transition vers des appareils de jardinage électriques.

C’est le rôle d’une grande ville comme la nôtre de lancer un changement de ce genre-là.

Dave Demers, membre, Commission des parcs de Vancouver

Dave Demers constate que dans les dernières années, l’efficacité des souffleurs électriques a rejoint celle des souffleurs à essence, surtout depuis l’arrivée des souffleurs sans fil.

Il pense que la transition peut se faire immédiatement, puisque le prix des appareils électriques sera amorti en moins de deux ans par les économies de carburant.

Selon lui, il n'est donc pas nécessaire d'interdire les souffleurs à essence. On pourrait inciter de différentes manières les utilisateurs privés à faire une transition, dit-il. Qui sait, peut-être qu'il y aura un rachat [des souffleurs à essence]?

Le personnel de la Commission des parcs de Vancouver doit proposer un plan d’action d'ici la fin de l'année.

Colombie-Britannique et Yukon

Pollution