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Des preuves ADN relient un homme à de multiples agressions sexuelles en Ontario

Deux portraits-robots du suspect correspondant aux signalisations.

La police a publié deux images composites du suspect.

Photo : Police de Toronto

La Presse canadienne

La Police de Toronto a déclaré jeudi que des correspondances ADN ont permis d'établir qu'une série d'agressions sexuelles — de plus en plus violentes — perpétrées dans deux régions distinctes depuis quatre ans sont reliées à un même suspect.

L'inspectrice Pauline Gray de la division des crimes sexuels de la Police de Toronto a déclaré que des preuves ADN indiquent que le même homme, qui n’a pas été identifié, est responsable de deux attaques présumées à Toronto et une à Collingwood, en Ontario, qui ont eu lieu entre 2015 et cette année.

Selon Pauline Gray, l'homme a ciblé des jeunes femmes voyageant seules, et chaque attaque aurait été plus violente que la précédente.

Je pense qu'il y a une escalade de la violence, a déclaré Pauline Gray lors d'une conférence de presse au cours de laquelle elle a annoncé que le corps policier de Toronto faisait équipe avec la Police provinciale de l'Ontario (PPO) pour enquêter sur les crimes présumés.

Nous craignons également qu'entre ces trois incidents il y ait eu d'autres agressions sexuelles commises par cet homme qui n'ont pas été signalées.

Pauline Gray, inspectrice de la division des crimes sexuels de la Police de Toronto

Au moins trois agressions

L’inspectrice a indiqué que la première agression présumée aurait eu lieu à Toronto en juillet 2015. Elle rapporte que l'homme aurait approché une femme de 23 ans par-derrière, l'aurait traînée dans une ruelle et l'aurait agressée sexuellement. Il aurait laissé entendre qu'il avait une arme avec lui, mais aucune n'a été vue.

Une policière parle devant une télé avec des portraits-robots.

Pauline Gray craint qu'il y ait d'autres victimes.

Photo : CBC

La police affirme que l'homme aurait de nouveau frappé tôt le jour de l’An en 2017 alors qu'il conduisait à Collingwood.

Peu avant 2 h du matin, l’inspectrice indique que le suspect aurait prétendument emmené une fille de 17 ans dans un véhicule où il l’aurait agressée sexuellement. Pauline Gray a ajouté que l'attaque présumée, qui était également sous la menace d'une arme, a démontré nettement plus de violence que la précédente.

L'événement le plus récent a eu lieu à Toronto il y a un mois, tard dans la soirée du 15 juillet, après qu'une femme a réservé un voyage au moyen de l'application d'un service de transport, a annoncé la police.

Les policiers croient que l'homme aurait saisi l’occasion lorsque la femme s'est approchée de son véhicule pour lui demander s'il était son chauffeur. Selon la police, l’homme a prétendu être le conducteur, puis l'aurait conduite du centre-ville vers un parc de stationnement situé dans un quartier résidentiel de l'ouest de la ville.

Pauline Gray a affirmé que le suspect aurait agressé sexuellement la femme, tout en proférant des menaces de mort.

Une blessure à l’œil

Au cours de cet incident, l’inspectrice a déclaré que la police pensait que l'homme avait été blessé à un œil, ajoutant qu'il pourrait avoir été soigné dans un hôpital, une clinique de soins d'urgence, un bureau médical spécialisé ou une pharmacie.

Dans les trois cas, Pauline Gray indique que la police a été en mesure de récupérer des échantillons d'ADN associés aux attaques présumées.

Selon elle, les victimes ont également toujours décrit le suspect comme étant un homme entre 25 et 35 ans, de petite taille.

La police pense également que l'homme a accès à un véhicule haut de gamme à quatre portes, noir, argent ou gris.

Le détective Shawn Glassford de la Police provinciale de l’Ontario, membre de l’équipe conjointe chargée d’enquêter sur ces affaires, a déclaré que les attaques présumées inquiétaient les enquêteurs concernant la sécurité du public.

C'est très frustrant, a-t-il déclaré. Nous voulons mettre cette personne en prison.

Pauline Gray exhorte quiconque ayant des informations sur l'homme, en particulier avec la connaissance de son éventuelle blessure à l’œil, à se manifester.

Elle a également encouragé toutes les victimes potentielles à venir rapporter ce qui s'est passé.

Avec les informations de Michelle McQuigge, La Presse canadienne

Toronto

Crime sexuel