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Seconde Guerre mondiale : 75e anniversaire du débarquement en Provence

Photo d'archives sur les marches d'un édifice. Les trois dirigeants sourient et se serrent la mai.

Winston Churchill, Harry S. Truman et Staline se serrent la main à la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors de la conférence de Postdam, en juillet et août 1945.

Photo : Getty Images / AFP

Fuat Seker

Le débarquement en Provence, c'est « l'autre débarquement » de la Seconde Guerre mondiale. Moins connu que celui du 6 juin, le jour J en Normandie, mais pas moins important. Il y a 75 ans se déroulait le lancement de l'opération Dragoon, d’une importance stratégique pour la libération.

Un peu plus de deux mois après l’opération Overlord sur les plages de Normandie, une autre opération du nom de Dragoon doit terminer la stratégie alliée et prendre en étau l’armée allemande.

Le 15 août 1944, une première vague de 50 000 alliés débarque dans le sud de la France pour l'opération Dragoon. L’objectif est de reprendre les ports de Toulon et de Marseille avant de rejoindre les troupes alliées débarquées en Normandie.

Le débarquement de Provence a lieu sur environ 100 km de côte, privilégiée pour ses ports en eau profonde et son relief accidenté.

Selon Stéphane Guevremont, historien militaire, la Provence a été choisie, car il y avait deux grands ports importants.

Le port de Toulon et le port de Marseille étaient stratégiques. Marseille, c'était comme une grande ville, une capitale avec des routes et des installations que l'on pouvait utiliser, explique-t-il.

Au soir du 15 août, près de 100 000 hommes ont débarqué, et établi de solides têtes de pont. Cinq cents soldats alliés sont tombés au combat, mais beaucoup moins que les 10 000 pertes comptabilisées le 6 juin en Normandie .

Les Allemands étaient dépassés par l’ampleur et la rapidité de l’attaque.

Stéphane Guevremont, historien militaire

Toulon et Marseille sont libérés plus tôt que prévu, soit le 28 août. Une réussite possible grâce à des appuis essentiels de la résistance, mais surtout des troupes coloniales d’Afrique.

Il y avait une division d'infanterie algérienne, des groupements marocains, des tirailleurs sénégalais et aussi l'infanterie marocaine, raconte l’historien.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la France a utilisé 140 000 soldats africains.

Stéphane Guevremont, historien militaire

Un mois après le débarquement de Normandie, les Forces françaises ont commencé à blanchir les unités, explique Stéphane Guevremont.

Selon lui, les soldats des troupes coloniales ont été renvoyés et remplacés par des soldats blancs pour terminer la guerre.

On a renvoyé ces soldats chez eux sans tenir la promesse.

Stéphane Guevremont, historien militaire.

En 1939, les soldats des troupes coloniales avaient été engagés dans l’armée française en leur promettant l'indépendance de leurs pays. Finalement, ils ne l’ont pas eue dès la fin de la guerre.

Au total, l’opération Dragoon a mobilisé 250 000 Français et Africains, presque autant d’Américains et quelques unités anglaises et canadiennes. Des soldats qui ont permis à la France de s’asseoir à la table des vainqueurs à Berlin le 8 mai 1945.

Alberta

Histoire