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Trudeau aurait dû s’excuser pour l'affaire SNC-Lavalin, dit Jody Wilson-Raybould

Plan serré de Jody Wilson-Raybould à l'intérieur du parlement lors d'un point de presse.

L'ex-ministre de la Justice du Canada, Jody Wilson-Raybould a été expulsée du Parti libéral du Canada par Justin Trudeau en avril 2019.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Eva Uguen-Csenge

L’ex-procureure générale du Canada Jody Wilson-Raybould aurait voulu que le premier ministre s’excuse après un rapport accablant du commissaire à l’éthique sur son comportement dans le scandale SNC-Lavalin.

Lors d’une conférence de presse, mercredi, Justin Trudeau a dit qu’il accepte le rapport de Mario Dion, qui conclut que le premier ministre a contrevenu à la Loi sur l’éthique en exerçant des pressions indues sur l’ex-ministre de la Justice.

Il a cependant défendu sa décision d’intervenir auprès de Mme Wilson-Raybould, qui était alors directrice des poursuites pénales du Canada, pour lui demander de conclure un accord de réparation avec SNC-Lavalin.

Jeudi matin, à l’antenne de l’émission The Early Edition, de CBC, Mme Wilson-Raybould a affirmé que, bien qu'elle n'ait pas eu beaucoup d'attentes, elle pensait que le premier ministre irait plus loin.

Dans cette affaire, il y a eu des méfaits sérieux, comme l’indique le rapport du commissaire, et j’aurais aimé, en tant que Canadienne, entendre des excuses.

Jody Wilson-Raybould, députée fédérale indépendante

L’ancienne députée libérale, qui siège comme indépendante après son expulsion du parti, dit être reconnaissante que ce rapport confirme, selon elle, le rôle indépendant joué par le procureur général et le ministre de la Justice dans le cadre des poursuites criminelles .

Elle dit que cette indépendance doit être maintenue même devant l’affirmation de M. Trudeau qu’un accord de poursuite était nécessaire afin de protéger les emplois de milliers de Canadiens liés à SNC-Lavalin.

Je pense que les Canadiens s’attendent à ce que leurs politiciens prennent des décisions fondées sur l’intégrité et les principes.

Mme Wilson-Raybould a confirmé en mai qu’elle se présentera comme candidate aux élections fédérales d'octobre dans sa circonscription de Vancouver-Granville.

Elle admet que sa campagne de réélection sera plus difficile. Comme indépendante, elle s'affronte aux vastes ressources de son ancien parti et du nouveau candidat libéral de la circonscription, Taleeb Noormohamed.

Cependant, Mme Wilson-Raybould croit que les questions soulevées par l’affaire SNC-Lavalin jouent en sa faveur.

Les électeurs de Vancouver-Granville me disent souvent qu'ils ont besoin d’avoir confiance en leurs élus, et de mettre de côté la partisanerie et de s’éloigner des politiques dictées par les intérêts particuliers, explique-t-elle.

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