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La réalité virtuelle pour améliorer la vie des astronautes

Un homme tient une combinaison spatiale et porte un casque de réalité virtuelle.

Jason Michaud tient la combinaison spatiale du projet EVA.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

Rien sur Terre ne peut véritablement préparer les astronautes à l'isolement et à l'absence des éléments naturels qui leur sont familiers comme le vent ou la pluie sur la peau. Une entreprise ontarienne tente d'utiliser la réalité virtuelle pour améliorer le séjour des astronautes dans l'espace.

Next Frontier a développé un programme de réalité virtuelle afin d’aider les explorateurs de l’espace à moins s’ennuyer de leur planète.

On a vu que l’Agence spatiale européenne et le Centre national d’études spatiales ont lancé un défi pour résoudre un des plus gros problèmes : la santé mentale liée aux voyages spatiaux à long terme, explique le président-directeur général de Next Frontier, Jason Michaud.

L’entreprise basée à Cochrane, en Ontario, s’est donc associée avec une compagnie britannique, VR Electronics, qui a développé une combinaison haptique nommée Tesla Suit.

C’est une combinaison dotée de 80 capteurs électriques sur les muscles du torse aux jambes.

Jason Michaud, PDG de Next Frontier
Un homme dans un univers virtuel.

Le fureteur nord-ontarien, Jimmy Chabot, essaie la combinaison en pratiquant le tir à l'arc sous une pluie virtuelle.

Photo : Capture d'écran : Projet EVA

La combinaison, le casque et le logiciel équipé d’une intelligence artificielle permettent de recréer certaines sensations, comme la pluie, le vent ou même la neige sur la peau.

Pour ce faire, le casque plonge son utilisateur dans un monde virtuel où il peut pratiquer certaines activités normalement vécues sur Terre, comme le tir à l’arc.

L’utilisateur ressentira donc les sensations terrestres alors qu’il pratique l'activité virtuellement.

Si quelqu’un vous touche en réalité virtuelle, vous allez sentir le toucher .

Jason Michaud, PDG Next Frontier
Un hologramme d'une femme.

Jason Michaud souhaite permettre aux astronautes dans la station spatiale internationale de recevoir un câlin de la part de leur proche sur terre.

Photo : Capture d'écran: Projet EVA

Une technologie en route vers l’espace?

L’équipe de Next Frontier est arrivée en France le 20 août pour tester sa technologie dans un vol zéro gravité avec l’Agence spatiale européenne, le Centre national d’études spatiales et Novespace.

Dimitri Mikhalchuk, Rafik El Houssine, Jawad El Houssine et Anastasia Vinogradova à quelques jours de leur départ en France.

Dimitri Mikhalchuk, Rafik El Houssine, Jawad El Houssine et Anastasia Vinogradova à quelques jours de leur départ en France.

Photo : Next Frontier

Next Frontier installe son équipement dans un vol parabolique — permettant de recréer les conditions d'apesanteur — qui partira du Centre national d’études spatiales à Bordeaux, en France, le 27 août.

La première personne à essayer le logiciel serait potentiellement l’astronaute Jean-François Clervoy, qui a participé à trois reprises à la réparation du télescope spatial Hubble et qui a séjourné dans la station Mir à deux reprises

Jason Michaud, PDG Next Frontier
Usain Bolt participe à une course en apesanteur avec l'astronaute Jean-François Clervoy et le designer Octave de Gaulle en apesanteur.

L'astronaute Jean-François Clervoy (à gauche) a participé à une course en apesanteur avec Usain Bolt et le designer Octave de Gaulle en septembre 2018.

Photo : Reuters / Benoit Tessier

Le Franco-Ontarien de 27 ans Jason Michaud espère pouvoir convaincre l’industrie aérospatiale pour un jour pouvoir programmer du golf, du football ou du hockey en réalité virtuelle dans la station spatiale internationale.

Le bien-être des astronautes

L’Agence spatiale européenne et le Centre national d’études spatiales ne sont pas les seuls organismes qui s'intéressent à la santé mentale des astronautes.

En 2017, l’Agence spatiale canadienne a lancé son projet At Home in Space, la première expérience psychosociale du Canada à bord de la Station spatiale internationale.

L'expérience At Home in Space se penche sur la manière dont les membres de l'équipage s'acclimatent à leur vie ensemble en créant une culture commune, peut-on lire sur le site de l’agence. Les résultats pourraient aider à recommander des façons d'améliorer le bien-être des voyageurs de l'espace pendant de très longues expéditions, comme à destination de Mars.

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