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Le Grand Sudbury dépanne un refuge à court de fonds

Le refuge en construction.

Le refuge pour itinérants Off the Street a demandé 2,2 M$ de la Ville du Grand Sudbury.

Photo : CBC News / Jamie-Lee McKenzie

Radio-Canada

Les contribuables du Grand Sudbury devront venir à la rescousse du nouveau refuge pour sans-abri. À quelques mois de l’ouverture cet automne, l’Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) de Sudbury Manitoulin n’avait pas les fonds nécessaires pour compléter la construction.

Le conseil municipal du Grand Sudbury a approuvé un prêt de 2,2 millions de dollars sans intérêt à l’ACSM pour la construction du refuge Off the Street.

Sans le financement, affirme la Municipalité, la construction s’arrêterait et l'ouverture du refuge aurait été retardée de 18 à 24 mois.

C’est une situation qui ne nous laisse pas de choix.

Joscelyne Landry-Altmann, conseillère municipale du grand Sudbury
Une femme derrière un ordinateur, parlant au micro.

Joscelyne Landry Altmann, conseillère municipale du Grand Sudbury

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Afin de respecter les échéanciers, l'entrepreneur en construction a accepté de continuer les travaux pendant que l’organisme tente de régler les questions de financement.

Une situation pressante

Le Grand Sudbury se retrouve sans refuge pour hommes depuis que le New Life Centre a fermé ses portes en mai.

Pour cette raison, l’organisme voulait s’assurer que le refuge soit prêt avant l’arrivée de l’hiver.

Une femme devant un édifice en construction.

Marion Quigley, directrice générale de L'Association canadienne pour la santé mentalede Sudbury Manitoulin,

Photo : CBC News / Jamie-Lee McKenzie

Selon la directrice générale de l’ACSM de Sudbury Manitoulin, Marion Quigley, l’ACSM s’est donc précipité pour commencer la construction.

Nous voulions que la maison d’hébergement soit ouverte avant le 1er novembre, raconte-t-elle. Puisqu’il nous fallait plusieurs mois pour construire, nous avons pris la décision de faire avancer le projet en pensant qu’on avait de l’argent qu’on n’avait pas.

Dépassée par l’envergure du projet

Mme Quigley admet avoir fait des erreurs depuis le début du projet, mais elle espère en tirer des leçons.

Nous aurions dû avoir un bureau de gestion de projet dès le début, dit-elle. La direction aurait alors pu examiner l’ensemble du projet.

Deux personnes dans un bâtiment en construction.

Les travaux de construction se poursuivent au 200, rue Larch, après que l'ACSM a reçu un prêt de 2,2 millions de dollars de la ville.

Photo : CBC News / Jamie-Lee McKenzie

L’édifice regroupera trois services : un refuge d’urgence, une infirmière-praticienne et un foyer de réduction des méfaits liés à la consommation de drogues.

Puisqu’il s’agit de trois programmes distincts, nous avons donc planifié indépendamment ces trois projets, explique Mme Quigley. Nous n’aurions jamais dû l’approcher ainsi.

Mme Quigley souligne que le projet de 7 millions de dollars est le plus important projet que l’association ait entrepris.

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