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Une partie du personnel de Google refuse de travailler pour l'immigration américaine

Le logo de Google devant les bureaux de l'entreprise, en Californie

Une pétition a été lancée contre la possible signature d'un contrat d'affaires entre Google et les services américains de l'immigration.

Photo : AFP/Getty Images / Josh Edelson

Radio-Canada

Plusieurs centaines de membres du personnel de Google ont appelé leur employeur à ne pas faire affaire avec les services américains de l'immigration jusqu'à ce que ces derniers « cessent leurs violations des droits humains ». Ils demandent notamment à Google de ne pas leur fournir des services d'hébergement infonuagique de données.

Une pétition a été signée par plus de 600 personnes travaillant pour Google mercredi en fin d'après-midi.

Elle a été lancée alors que le Service des douanes et de protection des frontières (Customs and Border Protection, ou CBP) s'apprête à lancer un appel d'offres pour un important contrat d'informatique dans le nuage. Microsoft et Amazon seraient parmi les principaux concurrents de Google sur cet appel d'offres.

Le fournisseur infonuagique qui gagnera le contrat va rationaliser l'infrastructure de la CBP et [par conséquent] faciliter les violations des droits humains, affirme la pétition, publiée sur le site Medium.

Il est temps de s'unir et d'affirmer clairement que nous ne travaillerons pas sur un tel contrat.

Les signataires de la pétition

Interrogée, Google n'a pas immédiatement répondu.

La pétition exige que le géant du web s'engage publiquement à ne pas soutenir les agences gouvernementales telles que les Services de l'immigration et des contrôles douaniers (ICE), le Bureau de réinsertion des réfugiés et la CBP.

En apportant un soutien technologique à ces agences dans le climat actuel, Google troquerait son intégrité contre un peu de profit, selon les pétitionnaires.

L'histoire nous le montre clairement : il est temps de dire NON maintenant. Nous refusons d'être complices.

Les signataires de la pétition

Les personnes qui ont signé la pétition ont fait valoir que faire affaire avec ces agences gouvernementales était inacceptable pour toute entreprise de technologie, compte tenu des pratiques en vigueur à la frontière séparant les États-Unis du Mexique.

L'année dernière, Google avait abandonné sa candidature à un énorme contrat d'informatique infonuagique pour le Pentagone, d'un montant potentiel de 10 milliards de dollars, à la suite d'une manifestation de la part de membres du personnel qui exhortaient l'entreprise à éviter de travailler pour le secteur de l'armement.

Ces dernières années, Google a été confrontée à une fronde au sein de ses équipes au sujet du harcèlement sexuel sur le lieu de travail ou de la mise au point d'un moteur de recherche adapté aux exigences chinoises en matière de censure de l'Internet.

Avec les informations de Agence France-Presse

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