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L’Auberge du Lac St-Pierre en zone inondable

Vue de l'Auberge du Lac St-Pierre, de l'arrière.

Les propriétaires de l'Auberge du Lac St-Pierre ont été surpris d'apprendre que leur établissement se trouvait dans la ZIS.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les propriétaires de l’Auberge du Lac St-Pierre ont appris dernièrement que leur établissement se trouve dans la zone d'intervention spéciale (ZIS), et ce, malgré le fait qu’elle est juchée à 25 mètres sur la falaise.

Point de vue magnifique sur le Lac Saint-Pierre, l’Auberge a été construite il y a 30 ans avec une élévation qui laissait présager qu’elle serait protégée de tout risque d’inondation. Le fait de se trouver dans la ZIS laisse perplexe.

Considérant l'élévation qu'on a par rapport à l'eau et à l'enrochement qui avait été fait au moment de la construction de l'Auberge, on croit vraiment qu'on ne serait pas impacté par des inondations s’il y en avait encore dans le futur, observe la directrice de l’établissement, Karine Bolduc.

Les dirigeants de l’Auberge ont amorcé les procédures pour contester la zone d'intervention spéciale et s’attendent à ce que leur cas soit révisé.

Karine Bolduc considère qu’au gouvernement, on ne pouvait pas figurer, en créant la ZIS, à quel point la bâtisse est surélevée par rapport au niveau de l’eau, ni de quelle manière l’empierrement avait été fait, et comment il a résisté à l’érosion et aux inondations toutes ces année, ajoute-t-elle.

Karine Bolduc, de face, devant la terrasse de l'Auberge du Lac St-PIerre.

Karine Bolduc, directrice générale de l'Auberge du Lac St-Pierre.

Photo : Radio-Canada

Il n’y a rien qui a bougé, tout est très solide, c’est un roc très bien fait, une structure pratiquement indestructible. On s’attend à un revirement de leur part quand ils vont pouvoir étudier notre cas en particulier.

Karine Bolduc, directrice générale de l'Auberge du Lac St-Pierre

Mme Bolduc ne craint ni inondation ni affaissement. La Ville est même venue avec une personne du comité environnement pour vérifier et constater qu’il n’y avait aucun signe d’érosion, dit-elle.

Le fait de se retrouver dans la ZIS implique certaines contraintes pour les propriétaires qui ne peuvent effectuer aucune construction ou agrandissement pour le moment.

À l’Auberge, plusieurs projets étaient dans les plans, certains même pour cet automne. Tout devra être mis en veilleuse, dit-elle.

Nos activités commerciales normales continuent, mais en ce qui concerne de nouveaux investissements, on ne peut rien faire pour le moment.

Les dirigeants de l’Auberge sont du nombre des 654 propriétaires qui demandent à être retirés de la zone. Si cette procédure échoue, Mme Bolduc souligne que d’autres démarches seront entreprises.

Avec les informations de Pierre Marceau et de l’émission Facteur matinal

Mauricie et Centre du Québec

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