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Les parents de Laura Babcock en cour pour prouver au coroner qu'elle est morte

Laura Babcock sourit à la caméra.

La victime, Laura Babcock

Photo : Police de Toronto

Radio-Canada

Deux hommes ont été reconnus coupables du meurtre de sa fille en 2017, mais Linda Babcock a été forcée cette semaine de s'adresser aux tribunaux à Toronto pour que le Bureau du coroner reconnaisse que la jeune femme est belle et bien morte.

Le cadavre de Laura Babcock n'a jamais été trouvé, ses restes ayant été brûlés dans un incinérateur par ses meurtriers, Dellen Millard et Mark Smich.

Faute de dépouille, le coroner refuse de délivrer un certificat de décès.

Mme Babcock n'arrive pas à croire que son mari et elle doivent revivre ce drame après avoir enduré durant le procès de Millard et de Smich le récit des détails sordides du meurtre de leur fille.

C'est comme une plaie ouverte à nouveau. C'est horrible.

Linda Babcock, mère de la victime
Dellen Millard, à gauche et Mark Smich, à droite.

Les meurtriers Dellen Millard (à g.) et Mark Smich

Photo : Facebook

Le cas de Laura Babcock est semblable à celui de victimes d'un écrasement d'avion pour lequel aucune dépouille n'a été trouvée. Les proches des victimes doivent alors recourir aux tribunaux pour obtenir une déclaration de disparition lors d'un péril.

Une porte-parole du Bureau du coroner, Cheryl Mahyr, indique que ce genre de cas est « extrêmement rare ». Elle ne sait pas combien de temps le processus judiciaire pourrait prendre dans le cas de Laura Babcock.

Photo d'une femme qui met la main sur l'épaule d'un homme.

Les parents de Laura Babcock, Linda et Clayton Babcock, à l'extérieur du palais de justice de Toronto en 2017

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Pour sa part, Linda Babcock pense que la loi devrait être changée. Je tenais pour acquis, dit-elle, que lorsqu'il y a une condamnation, le Bureau du coroner en serait informé. Mais, en fait, il n'y a pas de communication entre les deux bureaux.

Donnez-nous un peu de tranquillité d'esprit, ajoute la mère.

Laura Babcock n'avait pas d'avoirs ou d'assurance-vie pour lesquels un certificat de décès serait nécessaire. Pour ses proches, l'obtention du certificat est avant tout une façon de faire leur deuil.

L'avocat Kurt Pearson, qui n'est pas impliqué dans la cause, ne pense pas que le Bureau du coroner cherche à « rendre les choses plus difficiles » pour la famille. Selon lui, il s'agit d'une « faille » dans la loi, qui devrait être corrigée.

Avec les informations de CBC News

Toronto

Homicide