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Visiter les territoires abénaquis par les fouilles archéologiques

Geneviève Treyvaud, souriante, devant un micro, dans les studios de Radio-Canada Mauricie.

L'archéologue Geneviève Treyvaux, ambassadrice du Mois de l'archéologie pour le Centre-du-Québec, était l'invitée de l'émission 360 PM.

Photo : Linda Corbo

Radio-Canada

Certains ancêtres abénaquis mangeaient du rat musqué aux repas et la poterie était pratiquée par les Premières Nations bien avant l’arrivée des Européens. Voilà quelques-unes des connaissances acquises au cours des dernières années grâce aux fouilles archéologiques effectuées sur les territoires abénaquis.

Pendant tout le mois d’août, rebaptisé le Mois de l’archéologie, Geneviève Treyvaud se fait ambassadrice pour le Centre-du-Québec. C’est une occasion pour cette archéologue de faire connaître aux gens les trouvailles qui se sont faites en territoire abénaquis, un territoire qui comprend Bécancour et Odanak certes, mais qui s’étend bien au-delà, jusqu’au Vermont, au New Hampshire et dans le Maine.

Cette année, observe Mme Treyvaux, plusieurs recherches ont été faites sur la diète alimentaire par le biais des ossements retrouvés ces 30 dernières années sur les sites archéologiques des territoires abénaquis. Crânes et tibias de rats musqués sont autant d’éléments qui permettent aujourd’hui de raconter aux jeunes Abénaquis l’histoire et les habitudes quotidiennes de leurs ancêtres.

L’archéologie nous permet de comprendre l’histoire, les changements, les relations qu’avaient les premiers Européens avec les Premières Nations, fait valoir Mme Treyvaud.

Pour écouter l'entrevue de Geneviève Reyvaud à l'émission 360 PM, cliquez ici

L’archéologue se concentre pour sa part sur les technologies dans le but de savoir comment on utilisait les outils il y a 500 ou 1000 ans, et comment l’outillage des Premières Nations a changé avec l’arrivée des Européens.

Divers ossements de rats musqués sur une table.

Des ossements de rats musqués ont permis de comprendre que l'animal faisait partie des mets dont se nourrissaient les ancêtres abénaquis.

Photo : Linda Corbo

Sur le terrain

Pendant bon nombre d’années, les archéologues ont invité les gens à assister aux fouilles archéologiques. Ce fut le cas notamment au fort d’Odanak. Or, ces derniers temps, les recherches se font davantage sur le terrain, affirme Mme Treyvaud.

Depuis deux ans, on est vraiment en prospection. On se promène sur le territoire en canot, à la marche, on fait des inventaires, on essaie de comprendre comment les gens utilisaient le territoire et à quels moments de l’année ils le faisaient.

Le tout demande une grande dose de patience, mais aussi de passion, reconnaît-elle.

Pour l’archéologue, qui s’occupe de mettre en valeur le patrimoine des Abénaquis et qui s’affaire à rassembler les précieux artefacts, une difficulté s’ajoute toutefois désormais.

Le problème des sites de revente

Un des problèmes qui nuit au rapatriement des collections archéologiques se trouve sur Internet.

On y retrouve beaucoup de pièces importantes parce que ce sont les plus belles et qu’elles sont en vente sur des sites comme eBay. Les communautés n’ont pas l’argent pour les acheter et, de toute façon, pourquoi acheter ces objets qui leur appartenaient? C’est vraiment un non-sens.

Geneviève Treyvaux, ambassadrice du Mois de l'archéologie pour le Centre-du-Québec

Toutefois, l’intérêt des gens pour son métier est généralement plus positif.

Les gens sont curieux de l’archéologie. Je pense qu’il y a tout le côté Indiana Jones qui a véhiculé ça depuis plusieurs années, mais les gens sont aussi très attirés par le fait que c’est quelque chose de concret. On peut voir les objets, dit-elle. Les écrits demandent plus de temps, alors qu’en archéologie, on est dedans.

Selon une entrevue accordée à l’émission 360 PM

Mauricie et Centre du Québec

Archéologie