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L’industrie bovine canadienne regarde vers l’avenir

Des vaches en pâture près d'une usine de transformation alimentaire à Brooks en Alberta.

Des bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent se transmettre par la viande que nous consommons.

Photo : La Presse canadienne / Larry MacDougal

Radio-Canada

Plus de 600 membres de l'industrie bovine canadienne se rencontrent à Calgary cette semaine pour parler d’avenir alors que le secteur fait face à plusieurs défis.

Si l’optimisme est toujours au rendez-vous, la suspension des importations de viande canadienne en Chine et les critiques des environnementalistes concernant les méthodes d'élevage découragent les producteurs de boeufs canadiens.

« D’un point de vue économique, s’il y a une diminution de la consommation de boeuf à cause des commentaires négatifs, ce sera difficile de continuer mon travail », indique Stephen Hughes, un éleveur de boeufs dans la région de Calgary.

On fait face à des défis sociaux importants.

Stephen Hughes, éleveur de boeufs

Pas plus tard que la semaine dernière, le Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques des Nations unies a recommandé dans son rapport de diminuer la production de viande.

Une conclusion qui déçoit Stephen Hughes, fatigué d'entendre du mal au sujet de son industrie. D'après lui, il y a beaucoup plus à reprocher à d'autres secteurs comme celui de l'aviation en ce qui concerne leur bilan environnemental.

L’utilisation d’antibiotiques

Les critiques envers l'industrie bovine ne sont pas qu'en lien avec les changements climatiques. Les producteurs de boeuf sont aussi considérés comme étant responsables du problème d’antibiorésistance.

C’était d’ailleurs l’un des sujets abordés pendant la conférence dans la métropole albertaine.

Depuis décembre 2018, les éleveurs canadiens doivent obtenir l'ordonnance d'un vétérinaire pour acheter des antibiotiques qui étaient auparavant donnés aux animaux par prévention.

Une mesure d'Ottawa pour contrer le phénomène des bactéries résistantes, l’une des plus importantes menaces à la santé humaine, selon le gouvernement fédéral et l’Organisme mondial de la santé.

Pendant la conférence sur l'industrie du boeuf à Calgary, le vétérinaire Steve Henrick est d'ailleurs venu sensibiliser les producteurs de boeuf sur les meilleures pratiques à adopter.

« On veut s’assurer que les animaux sur le marché n’ont pas de bactéries résistantes et qu’ils ne les propagent pas dans l’environnement », dit-il.

Le vétérinaire indique toutefois que l’industrie a encore besoin d’antibiotiques pour traiter les animaux malades, mais qu'il faut de plus en plus éviter l'utilisation en améliorant l’alimentation du bétail.

La conférence aborde par ailleurs les sujets du développement durable, les nouvelles technologies et le stress chez les animaux.

Alberta

Agriculture