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Révision des fonctions du protecteur universitaire à l’UQAC

Le stationnement de l'UQAC.

Le campus de l'Université du Québec à Chicoutimi

Photo : Radio-Canada / Mireille Chayer

Denis Lapierre

À deux semaines de l'entrée en vigueur de sa politique sur les violences à caractère sexuel, l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a entrepris une révision des fonctions du protecteur universitaire. Le processus est jugé nécessaire par le conseil d'administration de l'Université, mais il inquiète les associations étudiantes, qui craignent qu'on porte atteinte à son impartialité.

La Loi visant à prévenir les violences à caractère sexuel dans les établissements d'enseignement supérieur, adoptée en 2018 par le gouvernement du Québec, oblige ceux-ci à adopter puis à appliquer une politique visant à définir les règles à ce chapitre. Pour ce faire, l'UQAC a embauché le printemps dernier un protecteur universitaire, une sorte d'ombudsman chargé à la fois de définir les modalités d'application des nouvelles règles et de recevoir ainsi que de traiter les plaintes.

Cependant, moins de quatre mois après son entrée en poste, le conseil d'administration de l'UQAC a jugé qu'il fallait analyser la tâche.

Est-ce que le rôle de protecteur universitaire, c’est bien le rôle dont on avait besoin? Si tel est le cas, bien ça va continuer. Si ce n’est pas le cas, bien le C. A. va définir de nouveaux moyens, de nouvelles méthodes pour arriver évidemment à remplir nos obligations légales, explique la directrice des relations publiques de l'UQAC, Marie-Karlynn Laflamme.

Inquiétudes

Le processus inquiète le Mouvement des associations générales étudiantes de l'UQAC (MAGE-UQAC) qui déplore que cette révision se fasse sans consultation.

On veut justement inciter le C. A. de l’UQAC à venir nous rencontrer puis à venir rencontrer l’entièreté de la communauté universitaire, comme ça avait été fait pour l’addition du protecteur universitaire au départ. S’ils veulent amener des changements, il faut refaire cette même procédure-là, croit la vice-présidente des affaires étudiantes, Marie-Philip Bergeron.

Selon le MAGE-UQAC, ce processus opaque pourrait entacher l'apparence d'impartialité de la fonction, absolument nécessaire pour maintenir la confiance dans le mécanisme de traitement des plaintes. Le C. A. de l'UQAC doit se prononcer sur la révision du poste de protecteur universitaire le 17 septembre.

Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation