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Un pédophile à la cour pour pouvoir voter

Pierre Gaudreault au Palais de justice de Québec

Pierre Gaudreault s'est présenté devant le tribunal pour s'assurer de pouvoir exercer son droit de vote lors des élections fédérales

Photo : Radio-Canada

Yannick Bergeron

Un pédophile de Québec qui purge une peine de 7 ans et demi de prison s'est présenté au palais de justice mercredi afin de pouvoir voter lors des prochaines élections fédérales.

Condamné en janvier 2017, Pierre Gaudreault séjourne depuis quelques mois dans une maison de transition du quartier Limoilou après avoir obtenu en mai une semi-liberté de la Commission des libérations conditionnelles.

L'homme de 65 ans a fait 5 victimes, dont un enfant de quelques mois, en plus d'être un consommateur de pornographie juvénile.

C'est d'ailleurs en examinant le matériel informatique saisi à son appartement que les policiers avaient constaté avec horreur qu'il ne s'était pas contenté de télécharger des fichiers illégaux.

Gaudreault avait filmé ses agressions sur certaines des victimes.

En raison des gestes qu'il a commis, la Cour lui a interdit de fréquenter les parcs, les piscines publiques et les écoles, notamment.

Devoir de citoyen

À l'approche du scrutin fédéral, son avocat a demandé à ce que le pédophile puisse exercer son devoir civique.

« Ce n'est pas parce qu'il a été condamné qu'il perd ce droit-là », a indiqué au Tribunal Me Gabriel Michaud-Brière.

L'avocate de la couronne a accepté que Pierre Gaudreault puisse se rendre dans une école, mais seulement pour « exercer son droit de vote » a tenu à spécifier Me Mélanie Dufour, de la poursuite.

La cour a également modifié une autre condition afin que Gaudreault puisse se rendre chez sa conjointe dans le quartier Limoilou.

Cette dernière, qui était en couple avec lui à l'époque des agressions, l'a accompagné devant le tribunal, mercredi.

Risque modéré

La décision de la Commission des libérations conditionnelles rendue en mai fait état d'un risque de récidive modéré dans le cas de Pierre Gaudreault.

Le sexagénaire espérait obtenir une libération conditionnelle complète, mais la commission lui a plutôt accordé une semi-liberté sous la supervision d'une maison de transition.

Dans sa décision, la commission note que le pédophile a participé à des programmes thérapeutiques et montré un dossier disciplinaire sans taches pendant son incarcération.

Mais les commissaires indiquent à Gaudreault qu'il lui reste du chemin à faire: « Votre situation personnelle, l'ancrage de vos valeurs et l'ampleur de votre problématique sexuelle nécessiteront un travail thérapeutique important », peut-on lire dans leur décision.

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