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Retour de Belgh Brasse : Amos préoccupée

Un bâtiment au logo de Belgh Brasse montre encore des signes d'incendie.

Quel est l'avenir du bâtiment désaffecté qui habitait Belgh Brasse à Amos?

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Émélie Rivard-Boudreau

Les gens d'affaires et les élus d'Amos s'inquiètent devant l'absence d'avancement dans le dossier de Belgh Brasse. Plus de deux ans après l'incendie suspect qui a causé des millions de dollars de dommages à la brasserie, les gens d'Amos s'impatientent de savoir ce qu'il adviendra du bâtiment laissé vacant à l'intersection des routes 109 et 111. Le marketing de l'entreprise est aussi toujours basé sur son appartenance à la région.

Plus tôt cette semaine, le maître-brasseur de Belgh Brasse, Jean-Louis Marcoux, affirmait à Radio-Canada que son entreprise n'avait pas de plan de retour vers Amos.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Centre-Abitibi, Claude Balleux, est préoccupé de savoir que, pour le moment, Belgh Brasse n'a aucun plan pour revenir à Amos. C'est une entreprise importante parce qu'elle procure une diversification économique, dit-il.

Il y a un an, la Chambre de commerce a tenté de rejoindre le Groupe Geloso, propriétaire de la brasserie, raconte Claude Balleux. Honnêtement, nos initiatives sont laissées lettres mortes. On n'a pas eu de retour de la part de l'équipe de Belgh Brasse, indique M. Balleux.

Le Groupe Geloso n'a pas non plus répondu à notre demande d'entrevue.

Le maire sans nouvelles depuis décembre

Le maire d'Amos, Sébastien D'Astous, a réussi à parler à l'entreprise en décembre dernier. Malgré tout, il navigue toujours dans des zones grises. Comme tout le monde, il doit attendre le dénouement du dossier avec la compagnie d'assurance.

Sébastien D'Astous parle derrière un lutrin durant une conférence de presse.

Sébastien D'Astous, maire d'Amos et préfet de la MRC Abitibi.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

[Je suis] très inquiet. D'abord, c'était un bâtiment qui avait eu un investissement majeur, qui était beau, ça faisait une belle entrée de ville... c'était une belle présence à l'international pour mousser la qualité de notre eau, souligne-t-il.

Stratégie marketing

Depuis ses débuts, Belgh Brasse vante la qualité de ses bières par l'eau de l'esker utilisée pour les brasser. Maintenant que la production est relocalisée à Laval, l'entreprise doit repenser sa stratégie, croit le professeur de marketing à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Benoît Bourguignon.

La grande question est "quelle est la valeur ajoutée de retourner à Amos?", questionne-t-il. Si tout leur marketing est fait autour de la qualité de l'eau, qui est une matière première importante dans la fabrication de la bière, c'est sûr qu'ils ont intérêt de revenir à Amos, avance le spécialiste.

Par contre, poursuit-il, s'ils délaissent de plus en plus la promotion de cet ingrédient-là au profit d'autres valeurs, qui pourraient être importantes pour les consommateurs de bières, la possibilité qu'ils reviennent à Amos est réduite, parce qu’évidemment, distribuer de la bière à partir d'Amos, ça coûte plus cher que de la distribuer à partir de la couronne nord de Montréal.

Un homme pose devant le pont de la rivière Harricana.

Claude Balleux, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Centre-Abitibi

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Des Amossois déçus

Pendant ce temps, certains Amossois se sentent floués, remarque Claude Balleux.

Ce n'est pas un grand mouvement, mais je le sens parfois quand je parle à des gens que bon... c'est plate... ils sont partis sur la renommée de l'eau d'Amos et là maintenant... bye!, lance-t-il.

L'incendie de la brasserie Belgh Brasse a eu lieu en avril 2017. En septembre 2017, un homme avait été arrêté dans le dossier, mais aucune accusation n'a été déposée.

Abitibi–Témiscamingue

Commerce