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Le ministre Fitzgibbon de nouveau interpellé pour l'usine de biocarburant de Port-Cartier

L'usine de bio-carburant de Port-Cartier

L'usine de bio-carburant de Port-Cartier (archives)

Photo : Radio-Canada

François Robert

Le président et chef de la direction du Groupe Fournier Construction, Harold Roy, tend la main aux dirigeants de l’usine de biocarburant de Port-Cartier pour entamer des négociations rapidement afin d’en arriver à une entente hors cours. Il croit toujours que le ministre Pierre Fitzgibbon peut aider à rapprocher les parties.

Groupe Fournier Construction est l’une des compagnies qui poursuit les propriétaires de l'usine de biocarburant BioÉnergie AE Côte-Nord, car il soutient ne pas avoir été complètement payé pour les travaux réalisés lors de la construction de l’usine.

Mardi, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, a indiqué ne pas vouloir s’immiscer dans le conflit, pour l’instant, mais suivre le dossier et l’évolution des performances de l’usine de près.

Le ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Le ministre québécois de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon.

Photo : Radio-Canada

Le bras financier du ministère de l’Économie, Investissement Québec, a injecté 22 millions de dollars dans ce projet.

Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, en compagnie de Guy Leblanc durant un point de presse

Guy Leblanc (à droite), une bonne connaissance du ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon (à gauche), a été confirmé à la tête d'Investissement Québec le jeudi le 18 avril 2019.

Photo : Twitter/Investissement Québec

Harold Roy croit que le ministre peut encore aider les parties impliquées à s’asseoir pour négocier.

J’ai donné ce matin un mandat à mes conseillers juridiques d’avoir un dialogue avec les partenaires et j’aimerais que ça se règle d’ici le mercredi 11 septembre, indique Harold Roy.

Je demande au ministre et à Investissement Québec, en qui j’ai très confiance, de s’assurer que l’on va s’asseoir avec ces grands joueurs-là et les partenaires de BioÉnergie.

Harold Roy, président et chef de la direction du Groupe Fournier Construction

Pour Harold Roy, tant que le conflit s’éternise devant les tribunaux, les impacts sont nombreux pour les entreprises touchées comme la sienne.

Nous, des projets que l’on a mis sur la glace, c’est [notamment] de l’achat d’équipement, illustre Harold Roy. Normalement, on investit annuellement. Tout le développement de l’Europe du Nord dans les pays stratégiques pour le traitement des eaux, on est en ralentissement là-dessus, toute la force de vente, j’ai dû réduire les gens sur la force de vente parce qu’on n’a pas de capacité avec le fonds de roulement réduit de prendre des projets comme on prenait.

Il porte des lunettes et un complet.

Le président et chef de la direction du Groupe Fournier Construction, Harold Roy

Photo : Gracieuseté du Groupe Fournier Construction

Harold Roy précise que tous ses employés qui ont participé au projet ont été totalement payés par son entreprise malgré la facture de 5,6 millions qui serait toujours non acquittée par les propriétaires de l’usine de biocarburant.

Notre développement des affaires est complètement réduit au minimum.

Harold Roy, président et chef de la direction du Groupe Fournier Construction

Harold Roy voit tout de même du positif dans les propos tenus hier par le ministre.

Je vois que le ministre parle. Je vois aussi que c’est un homme d’affaires qui parle, ce qui n’est pas rien, c’est vraiment respectable et avec des éléments positifs, note Harold Roy. On voit que l’homme d’affaires Monsieur Fitzgibbon est très au courant des enjeux : il parle de la performance de l’usine, il parle de certaines problématiques à être résolus sur le marché, il referme la boucle en disant que le dossier lui tient à cœur.

L'usine de bio-carburant jouxte les installations d'Arbec, à Port-Cartier

L'usine de bio-carburant jouxte les installations d'Arbec, à Port-Cartier

Photo : Radio-Canada

Selon Harold Roy, entre 10 et 15 employés, notamment dans le secteur des ventes, sont présentement au chômage à cause de l’impact de ce manque de 5,6 millions dans le fonds de roulement de l’entreprise.

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