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Nettoyer les rives des Grands Lacs, un investissement qui porte ses fruits

Des bâteaux dans le port de Toronto

Le port de Toronto fait partie des destinations touristiques de la ville.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les efforts de nettoyage des secteurs riverains autour des Grands Lacs ont des retombées économiques de plusieurs milliards de dollars, selon un nouveau rapport.

Des chercheurs de l'organisme transfrontalier se sont penchés sur dix zones jugées préoccupantes, incluant Toronto, Hamilton et Windsor.

Le rapport démontre que les efforts de nettoyage et de restauration ont porté leurs fruits.

Il y a plus de 4 milliards de dollars en retombées économiques à Toronto, rapporte John Hartig, auteur et chercheur au sein de l’Association internationale de la recherche sur les Grands Lacs.

John Hartig recense également plus d'un milliard de dollars de retombées économiques dans quatre autres secteurs riverains en Ontario.

Photo de tours de condos près de la Tour CN.

Des condos au bord du lac Ontario au centre-ville de Toronto

Photo : Radio-Canada / Marjorie April

Les auteurs du rapport rappellent que, après les révolutions agricoles et industrielles, la croissance et le développement de la région des Grands Lacs sont allés de pair avec une dégradation de l'environnement fragilisant notamment les écosystèmes.

La rivière Détroit, qui longe Windsor, était l'une des plus polluées en Amérique du Nord dans les années 1960, affirme John Hartig.

Dans les années 1980, le Canada et les États-Unis ont ainsi recensé une quarantaine de secteurs préoccupants dans la région des Grands Lacs.

Divers plans d'assainissement ont été établis pour restaurer les habitats côtiers, comme dans la région de Toronto, à Hamilton, au port de Collingwood, à la rivière Détroit ou encore au bras Severn, en Ontario.

Ces communautés sont littéralement en train de transformer les anciennes rivières et ports pollués du centre industriel en des destinations riveraines plus saines et plus attrayantes pour les entreprises, les loisirs et le tourisme.

Rapport de l'Association internationale de recherche sur les Grands Lacs

Le rapport indique que la prévention de la pollution, la restauration de l'habitat, l’assainissement des sédiments contaminés et d'autres mesures préventives ont permis aux communautés locales de transformer des zones auparavant défavorables à la croissance économique en des secteurs riverains qui représentent de précieux atouts économiques.

une carte.

Windsor, Toronto, Hamilton, Collingwood et le bras Severn figurent parmi les 43 secteurs identifiés comme étant préoccupants dans la région des Grands Lacs des deux côtés de la frontière.

Photo : Radio-Canada

Le chef de projet de Waterfront Toronto, David Kusturin souligne que le centre-ville de Toronto qui était autrefois un désert industriel est beaucoup plus fréquenté. Il y a certainement beaucoup plus de gens dans le centre-ville maintenant.

Maintenant, nous avons de nouvelles entreprises qui s'installent là-bas, nous avons de nouveaux logements, nous avons des pistes vertes qui relient la communauté.

David Kusturin, chef de projet de Waterfront Toronto

Le rapport indique que la revitalisation du secteur riverain de Toronto a contribué à des retombées économiques et sociales substantielles, y compris 4,1 milliards de dollars de rendement pour l'économie canadienne.

À Hamilton, les trois ordres de gouvernement, les aciéries et les entreprises locales collaborent pour nettoyer le récif Randle. Ce projet rapportera, selon le rapport, 245 millions de dollars en retombées économiques, soit près du double des sommes investies (139 millions).

À Collingwood, les retombées économiques sont trois fois plus importantes que les coûts de restauration des habitats naturels.

Mais il reste encore certains défis, car des villes ontariennes déversent toujours leurs eaux usées et les eaux pluviales dans les lacs.

Nous avons donc un long chemin à parcourir pour les infrastructures vertes, pour nous attaquer aux écoulements urbains des eaux pluviales et à la restauration des habitats, ajoute John Hartig.

Quarante-trois secteurs sont identifiés comme étant préoccupants dans la région des Grands Lacs des deux côtés de la frontière.

Avec les informations de Philippe de Montigny

Toronto

Économie