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L'importance des stratégies de communication dans une campagne électorale

À gauche, une photo de Brian Pallister, chef du Parti progressiste-conservateur, et à droite, une photo de Wab Kinew, chef du Nouveau Parti démocratique.

Les formations politiques ont différentes stratégies de communication.

Photo : Radio-Canada / Trevor Brine et Jeff Stapleton

Radio-Canada

Les partis politiques provinciaux ont des stratégies de communication bien définies pour mener leur campagne électorale. Les conservateurs cherchent à gagner la confiance des électeurs, tandis que les néo-démocrates se concentrent sur les questions entourant la santé.

Le plus grand défi des partis politiques, c’est d’attirer l’attention et d’avoir un message qui sera percutant, dit le politologue de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) Bernard Motulsky.

Ce dernier se penche en particulier sur les messages des deux formations qui ont été au pouvoir au cours des dernières années, soit le Parti progressiste-conservateur (PC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD).

Dès le lancement de sa campagne, lundi, le chef des conservateurs, Brian Pallister, a présenté les engagements de son parti comme des « garanties » plutôt que des promesses. Il a aussi utilisé le bilan de son gouvernement pour envoyer aux Manitobains le message qu’ils pouvaient lui faire confiance pour respecter ses engagements, contrairement, disait-il, au NPD.

Selon Bernard Motulsky, comme les conservateurs ont déclenché les élections plus tôt que prévu pour profiter des circonstances favorables, leur message sera : On continue la même chose, faites-nous confiance, ça va bien, ne vous inquiétez pas on s'occupe de tout.

Les conservateurs, comme ils cherchent à conserver le pouvoir, ont intérêt à ne pas faire de vague, à ne pas faire trop de bruit.

Cependant, les conservateurs utilisent aussi une campagne agressive avec des attaques publicitaires contre le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Wab Kinew. Dans cette stratégie, leur but est de rompre le lien de confiance qui peut exister entre le NPD et les Manitobains.

M. Motulsky pense que les attaques sont une arme à deux tranchants. Une campagne agressive risque de repousser ceux qui ne sont pas du tout d'accord avec [le parti]. D'un autre côté, ce genre de campagne peut convaincre les électeurs que le chef conservateur est mieux placé pour exercer le mandat de premier ministre pendant encore quatre ans.

Pour sa part, le stratège conservateur du Manitoba, Michael Diamond, croit que le fait de s'attaquer au passé de Wab Kinew peut être délicat : Tout le monde aime les histoires de rédemption, les gens qui [changent le cours de leur vie].

Plus difficile pour le NPD

Bernard Motulsky affirme que la stratégie de communication des néo-démocrates est plus complexe, car ils ont peu de chances de gagner cette élection, alors il faut qu'ils se préparent pour la prochaine.

Avant même de commencer la campagne, Wab Kinew a promis à la population d'annuler certaines décisions prises par le gouvernement conservateur dans le domaine de la santé.

Pour M. Motulsky, c'est une stratégie intéressante : Il faut qu'ils se positionnent : est-ce que c'est ce parti qui va prendre la santé comme cheval de bataille?

Les néo-démocrates cherchent à convaincre les personnes qui ne sont pas trop convaincues.

Bernard Motulsky, professeur à l'Université du Québec à Montréal

Pour Bernard Motulsky, le plus important pour un parti politique lors d'une campagne électorale, c'est d'avoir un discours qui intéresse les citoyens et des slogans qu'ils peuvent mémoriser.

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