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Commission du verre : l'UMQ refuse d'opposer consigne et centre de tri

Grégory Pratte affirme que le verre récupéré ne doit pas obligatoirement être recyclé pour fabriquer d’autres bouteilles, car de nombreuses autres applications sont possibles.

Photo : iStock

Radio-Canada

La commission parlementaire qui se penche sur le recyclage et la valorisation du verre suit son cours à Québec. Ce matin, en ouverture de cette troisième journée d'audience, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a insisté sur la nécessité de mettre en place des solutions complémentaires pour recycler et revaloriser le verre.

On refuse d'opposer, dans un débat qui pourrait être stérile, les centres de tri et la consigne, a souligné André Bellavance, maire de Victoriaville et président de la Commission de l’environnement de l'UMQ. Ce dernier veut favoriser la complémentarité dans le dossier du recyclage du verre. Pour lui, il est nécessaire d'actualiser le système actuel de consigne, qui existe depuis 1984, ainsi que d'effectuer davantage d'investissements pour augmenter l'efficacité des centres de tri.

D'après lui, les municipalités veulent faire partie de la solution, mais pas sans condition. Si de nouvelles responsabilités incombent aux municipalités, l'argent et les ressources doivent suivre, a-t-il insisté.

André Bellavance trouve que la mise en place de points de dépôt volontaires du verre, comme il y en a dans la MRC du Val-Saint-François, est une solution intéressante. Si le gouvernement souhaitait multiplier cet outil, les municipalités seraient en droit de s'attendre à un apport financier supplémentaire, a-t-il expliqué.

Le recyclage est un enjeu collectif, selon M. Bellavance. Tout le monde est appelé à apporter sa contribution. Toutefois, il prône la prise d'une plus grande part de responsabilité de la part des entreprises dans ce dossier. Nous devons en demander plus aux entreprises. Elles doivent aussi emboîter le pas, a-t-il dit lors de la commission.

Après tout, la source même des matières résiduelles vient des entreprises. Ce n'est donc pas demander l'impossible que de leur transférer la gestion de leurs propres matières résiduelles. Pour l'UMQ, une compagnie devrait assumer sa responsabilité sur le produit qu'elle met en marché jusqu'à la fin de sa vie utile, a-t-il continué.

La commission sur les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre se poursuit jusqu'à jeudi.

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